Flash Info du 27 Janvier 2013 – Ouverture Enquêtes Publiques

Vous aurez surement constaté que les Enquêtes Publiques ont débuté en Mairie de MONTANER depuis le 21 Janvier et ce jusqu’au 6 Mars 2013.

Afin de préparer au mieux nos défenses sur ce dossier, nous avons mis à votre disposition au lien suivant : Enquêtes Publiques le dossier complet que vous trouvez en Mairie de MONTANER.

Nous vous demandons de bien vouloir en prendre connaissance afin de préparer au mieux vos remarques concernant cette usine industrielle à faire annoter auprès du Commissaire Enquêteur à MONTANER durant ses permanences. (Cf les différentes dates présentes dans le lien ci-dessus)

La mobilisation doit être totale, car sans un avis favorable du Commissaire Enquêteur, le projet ne pourra aboutir. C’est maintenant ou jamais !

REAGISSEZ, NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE !!!!

SOYEZ NOMBREUX A MONTRER VOS CRAINTES AUPRES DU COMMISSAIRE ENQUETEUR A MONTANER !!!!

N’HESITEZ PAS A FAIRE PASSER CE FLASH INFO AINSI A VOS CONNAISSANCES ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX :
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L’usine Méthalandes pose des questions (ENERIA)

(NDLR : Le projet de Méthalandes est une copie conforme de l’usine qu’Eneria veut implanter à côté du Lac du Loüet, hors cette usine sera plus petite que celle de Montaner.
Par ailleurs, nous se sommes pas les seuls à nous poser des questions et même à Hagetmau alors que le projet va se construire en zone industrielle, les riverains et agriculteurs s’inquiètent)

Riverains et agriculteurs s’inquiètent des retombées économiques et environnementales du projet de méthanisation des déchets organiques.

De gauche à droite, Serge Lansaman, Pierre Dispan de Florian et Arnaud Maîtrepierre pendant la réunion d'information.

Le projet Méthalandes, qui prévoit à Hagetmau la construction d’une usine pour transformer les lisiers de canards et autres matières organiques en gaz méthane afin de créer de l’énergie thermique et électrique, soulève quelques interrogations. La société Eneria, porteuse de ce projet avec d’autres partenaires, organisait dernièrement une réunion d’information à Hagetmau, en attendant l’enquête d’utilité publique qui sera lancée prochainement. Mais cette réunion, que l’entreprise n’était pas obligée d’organiser, n’a pas répondu à toutes les questions.

Les plus importantes, pour les riverains, sont celles des odeurs. De ce côté, Pierre Dispan de Florian, ingénieur développement du groupe Monnoyeur, dont Eneria est une filiale, et Arnaud Maîtrepierre, du cabinet Ectare, ont tenu à rassurer les présents, qui n’étaient pas venus en masse (la réunion se tenait à l’heure du gavage des canards).

Pas de pollution de l’air

Le bâtiment, fermé et en dépression, le processus de fermentation à 52°C qui ne développe pas de germes pathogènes, le fait que les digestats solides et liquides produits en bout de chaîne soient désodorisés, sont des éléments positifs. De même que le lieu d’implantation de la future usine, dans une zone industrielle.

Autre bon point, l’engrais minéral ainsi obtenu étant inodore, la crainte de pollution de l’air au moment de l’épandage disparaît.

Par contre, les interrogations sur le transport de ces matières, lisiers de canard et déchets d’abattoirs et de conserveries, demeurent. Les éléments présentés, 25 camions de 25 tonnes (ou plutôt des tracteurs agricoles tirant des citernes) par jour et 5 jours par semaine, pour transporter 160 000 tonnes de déchets dans l’année, n’ont pas forcément rassuré l’auditoire. Les chiffres se tiennent, mais est-ce tenable si l’apport de ces matières à l’usine est pratiqué le soir, entre 17 heures et 23 heures ? Autre souci, les distances parcourues entre les 90 agriculteurs contractualisés (pour une centaine de points de collecte) dans un rayon de 25 km autour d’Hagetmau, cela va faire beaucoup d’allées et venues sur les routes. L’itinéraire poids lourd de la rocade d’Hagetmau, entre le rond-point de la chaise et la zone du Prince, est adapté à ce charroi, mais pas les petites routes communales de Chalosse.

Ce ne sont pas des déchets

Quant aux agriculteurs, leurs préoccupations sont d’ordre financier et agronomique. L’engrais ainsi fabriqué sera-t-il aussi intéressant que les effluents épandus sur les terres ? Et en vaudra-t-il le prix ? Parce que les producteurs devront d’abord payer une redevance pour être soulagés de ces effluents, puis payer 170 euros la tonne épandue, s’ils veulent en bénéficier.

Christophe Barrailh, président du syndicat agricole FDSEA et agriculteur à Aire-sur-l’Adour, met les siens en garde. « Aujourd’hui, ces effluents ne sont pas un déchet pour nous, dit-il, mais ils ont une valeur fertilisante indéniable. Quant aux plans d’épandage sur les terres, ils sont pour l’instant bien calibrés. J’engage donc les agriculteurs à la plus grande prudence devant les contrats qui leur sont proposés. Il ne faudrait pas que cela leur coûte cher de se débarrasser d’un engrais valorisant pour leur travail. »

(source : www.sud-ouest.com)