Coderst

Courant juillet, la réunion du Coderst regroupant les différents services administratifs de la préfecture a eu lieu.

L’association Echo-Louët ne pouvant y assister, c’est la SEPANSO 64 qui a exprimé ses désaccords (association pour la défense de la nature qui est reconnue par les services de la préfecture, comme la LPO et une association de consommateurs).

Hormis les divers statuts, périodicité des contrôles, anomalies du dossier de l’enquête et autres, nous attirons l’attention sur un paragraphe touchant les agriculteurs sur le thème des nitrates. En effet, afin d’éviter une situation comme en Bretagne avec les algues vertes, les services administratifs proposent l’élaboration d’un point zéro des épandages et un contrôle renforcé des cours d’eau des bassins versants où ils seront réalisés.

Le porteur de projet a déposé un dossier visant à obtenir une homologation pour produire un engrais à base du digestat qui tend à fournir aux agriculteurs un produit qui n’est pas soumit à l’élaboration d’un plan d’épandage ou à des normes de stockage particulières (plate forme avec récupération des jus ou sous bâtiment).

Hors, le porteur de projet met en avant un moyen de stockage de 15 000 tonnes qui ne suffira pas pour les 37 000 t/an de digestat produit et les 25 000 t/an de boues issues de l’ultrafiltration et de l’osmose inverse. Comme répondu dans un questionnaire, le porteur de projet prévoit de limiter les transferts en portant l’engrais chez les agriculteurs tout en allant prélever les fumiers.

L’action de méthanisation par le biais du passage dans le digesteur transforme l’azote ammoniacale contenue dans les lisiers et fumiers en azote nitrique. Cette dernière est assimilable par les plantes mais aussi sa structure la rend lessivable ce qui donne les nitrates que l’on retrouve dans les sols si elle n’est pas étendue sur des sols enracinés afin que les plantes captent l’engrais.

Ainsi son stockage durant l’année avant son épandage sera soumit à des contrôles indirects qui à long terme entraînera des modifications obligeant les agriculteurs à se mettre dans de nouvelles normes voire un épandage sur des sols enracinés avec un matériel adapté.

Les pré-contrats ne mentionnent aucuns de ces critères.

Les services proposent aussi la mise en place d’une commission de surveillance si une commune en fait la demande.