Dépôt du recours – Mai 2015

Chers membres et sympathisants,

             Après beaucoup de travail cet hiver, en étroite collaboration avec notre avocat Maître Moutier, nous avons déposé pour l’arrivée du printemps le recours auprès du Tribunal Administratif de Pau contre l’arrêté donnant avis favorable à cet aberrant projet d’usine de méthanisation disproportionné au Lac du Louët !

            Depuis le début de notre action, cela fait maintenant trois ans, nous avons rencontré de nombreuses obstructions de la part du porteur de projet et des nombreux élus: Mais nous n’avons jamais relâché le combat !

            Grâce à notre action d’information :

  • nous avons pu montrer l’incohérence de ce projet au public et leur montrer la méconnaissance  qu’en avaient les porteurs de projet eux-mêmes,
  • nous avons pu aider de nombreux agriculteurs à ouvrir les yeux sur les précontrats signés : avec des conditions de sortis drastiques et des obligations de mise aux normes auxquelles ils n’échapperont pas !
  • nous avons pu alerter la population des risques  encourus et des coûts supplémentaires qu’elle allait devoir supporter avec une telle usine !

            D’ailleurs les brèves suivantes confortent notre action :

  • La société COVABIO cosignataires des précontrats est en LIQUIDATION,
  • La société  BIO ENER porteuse de ce projet a perdu la moitié de son capital social et ne l’a toujours pas reconstitué : preuve de la solidité de l’entreprise !
  • Le 9 avril 2015, un feu s’est déclaré à l’usine Géotexia de Saint Gilles du Mené ! Heureusement que l’on nous vente qu’il ne peut y avoir aucun incident… et que l’on nous a présenté cette usine en tant que parfaite lors d’une réunion publique ! 

           Nous donnerons plus d’information sur le dossier en cours aux membres – à jour de leur cotisation –  qui le souhaitent.

            Nous profitons de ce message pour faire un appel à toutes les personnes qui ne souhaitent pas qu’un tel projet se réalise afin qu’elles nous aident :

L’ensemble des fonds collecté n’a qu’un seul but payer les frais d’avocat afin que ce projet ne voit jamais le jour

            Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes qui nous soutiennent par leurs dons ainsi que la Sépanso qui en plus de son soutien financier va déposer un recours complémentaire au  nôtre contre ce projet. Pour finir, nous remercierons notre avocat qui a bien voulu s’intéresser à notre dossier et lui apporter son savoir.

CONTINUONS LE COMBAT !   SOUTENEZ-NOUS !  NOUS COMPTONS SUR VOUS !

                                                            F. BARBE

                                                            Président de l’Association Echo Louët

Enquête publique

L’association a remis au commissaire enquêteur une analyse critique de 16 pages.

L’ensemble du contenu de l’enquête et son bilan est consultable sur le site de la préfecture dans la rubrique  » Avis et rapport du commissaire enquêteur, Préfecture des Pyrénées-Atlantiques ».

Nous y retrouvons l’ensemble des remarques apportées soit 135 observations pour l’autorisation d’exploiter. Dans son analyse le commissaire enquêteur s’appuie sur des avis d’agriculteurs venus dire l’importance de l’usine, hors certains ont arrêter leur élevage quinze jours après la fin de l’enquête et d’autres changent d’orientation.

A noter que le nombre d’erreurs et d’anomalies relevées dans le dossier déposé par le porteur de projet ne peut être interpréter comme il le prétend : « élaboré par plusieurs personnes », alors que l’on retrouve la même carte IGN tout au long du dossier, que certaines représentations sont sommaires (trous inexpliqués dans des représentations de dispersion d’odeurs),….

Dans son analyse, Ectare (délégué par le porteur de projet) ne prend pas en compte les odeurs émisent par les gaz des moteurs, la torchère, la chaudière et surtout la pollution occasionnée par le biogaz (le méthane est 4 fois plus polluant que le CO2) émis lors des vidanges de la structure notamment pour évacuer les boues de décantations, pour redémarrer la structure après une mort accidentelle des bactéries, ou du surplus de biogaz libéré par les soupapes (évents) présents sur les cuves,…

Que dire lors du remplacement du contenu du biofitre qui assure la rétention des odeurs du bâtiments, rappelons qu’il y a aussi les risques pathogènes,….

Nous avons toujours un doute sur la quantité des rejets liquides qui peuvent aller de 350 m3 annoncés à 510 m3 au final. Signalons que le projet est privé, mais la réalisation de la traversée de route est la charge de la Communauté de Commune ainsi que l’entretien du fossé. La perte de charge d’électricité occasionnée par les 15 km de raccordement au réseau depuis le site de production n’est pas évaluée.

Certaines remarques s’appuies sur une étude du cabinet SOLAGRO, équivalent de l’Apesa (mais plus réaliste), indiquant que le gisement mis en avant par le porteur de projet est injustifié.

Depuis le début, les élus et porteur de projet mettent en avant la diminution d’odeurs, or le dossier signale une production « autorisée » de 175 heures/an. Quel bilan en tirer ?

Flash Info du 27 Janvier 2013 – Ouverture Enquêtes Publiques

Vous aurez surement constaté que les Enquêtes Publiques ont débuté en Mairie de MONTANER depuis le 21 Janvier et ce jusqu’au 6 Mars 2013.

Afin de préparer au mieux nos défenses sur ce dossier, nous avons mis à votre disposition au lien suivant : Enquêtes Publiques le dossier complet que vous trouvez en Mairie de MONTANER.

Nous vous demandons de bien vouloir en prendre connaissance afin de préparer au mieux vos remarques concernant cette usine industrielle à faire annoter auprès du Commissaire Enquêteur à MONTANER durant ses permanences. (Cf les différentes dates présentes dans le lien ci-dessus)

La mobilisation doit être totale, car sans un avis favorable du Commissaire Enquêteur, le projet ne pourra aboutir. C’est maintenant ou jamais !

REAGISSEZ, NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE !!!!

SOYEZ NOMBREUX A MONTRER VOS CRAINTES AUPRES DU COMMISSAIRE ENQUETEUR A MONTANER !!!!

N’HESITEZ PAS A FAIRE PASSER CE FLASH INFO AINSI A VOS CONNAISSANCES ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX :
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Flash Info du 29 Nov. 2012

Les Maires de chaque village de la Communauté de Communes Vic-Montaner ont procédé à la distribution d’une invitation à une réunion publique  le  7 décembre 2012 concernant le projet de Méthanisation au Lac du Louët à Montaner.

Nous devons nous mobiliser et venir nombreux à cette réunion publique du Vendredi 7 Décembre 2012 à 20H30 à la Maison Pour Tous (à Lamayou) afin de faire entendre notre mécontentement sur le lieu choisi pour ce projet titanesque et industriel !

Que nous apprend ce courrier signé conjointement par M. CURRET (Président de la CCVM) et M. PASTOURET (Vice-Président du Conseil Général et Membre du Conseil d’Administration de l’APESA) ?

1/ Ces deux élus répètent leurs arguments sur les bienfaits de la Méthanisation avec une baisse des « Gaz à effets de serre », une valorisation des effluents agricoles, une limitation des investissements pour le stockage et/ou l’épandage, etc …

Bref, rien de nouveau en soi, si ce n’est que la théorie est toujours plus belle que la réalité et nous ne vivons pas dans un monde bercé de rêves mais dans la vraie vie.

 D’ailleurs, un courrier d’alerte du 20 novembre 2012 de la part de la Coordination Rurale des Agriculteurs Responsables d’Auch auprès du Ministre de l’Agriculture résume  bien ces écrans de fumée dont se servent les politiques pour nous vanter de tels projets. (Article et Courrier d’alerte)

2/ Ce qui dérange apparemment beaucoup ces élus, c’est que l’Allemagne et l’Europe du Nord sont en avance sur la Méthanisation, mais ce qu’ils ne disent pas, c’est que dans ces pays ce sont de petites usines de Méthanisation à échelle humaine que l’on trouve et non une « industrialisation » comme souhaite le faire Eneria qui, nous vous le rappelons, n’a JAMAIS construit ou géré d’usine de Méthanisation en France !

3/ Nos deux élus nous annoncent qu’ils souhaitent de la transparence sur l’information autour du projet d’Eneria sur la Zone Industrielle du Louët et qu’ils souhaitent élargir le débat local en le confrontant à d’autres réalités vécues telle que Géotexia en Bretagne.

HORS :

a) Question transparence tout est  à refaire : Malgré nos demandes par courrier et/ou lors des diverses réunions aux différentes instances que ce soit la CCVM, ENERIA ou M. Pastouret (vous vous souviendrez sûrement de la réunion du 18 mai 2012 où M. Pastouret s’était engagé publiquement devant vous à nous fournir les éléments demandés), nous avons été confrontés de toutes parts à un refus de communication.

Nos questions portaient pourtant sur des sujets basiques et essentiels pour informer le public sur un tel projet comme par exemple sur le montage financier de cette usine : trouveriez-vous normal que vos impôts et les subventions (notamment en temps de crise) qui pourraient servir aux agriculteurs servent à financer un projet privé où les bénéfices iraient dans les poches d’actionnaires privés ?, ou par exemple sur le raccordement au réseau EDF qui devrait se faire jusqu’à Camalès :  qui va financer ces travaux colossaux depuis la zone du Louët à Camalès ( pas EDF d’après leurs dires !) qui vont engendrer forcément la détérioration de la voie publique et/ou le passage dans des champs. Est-ce encore nous, avec nos impôts locaux, qui allons payer la facture ?

b) La zone industrielle du Louët ? : Depuis quand cette zone marquée artisanale sur le panneau au bord de route et sur le site internet de la CCVM, est-elle devenue industrielle ? Souhaitez-vous voir une usine de 3ha avec des bâtiments hauts de 30 mètres dans ce paysage ?

c) Usine Géotexia en Bretagne : Resituons-nous !

  • A l’origine du projet une CUMA  (32 agriculteurs) et non un groupe industriel privé au 190M € de CA !
  • 75000 tonnes de matières traitées par an contre 200 000 tonnes annoncées pour chez nous !
  • Un réel problème se posait puisque l’élevage de porcs est une activité économique majeure en Bretagne et les fermes n’avaient pas assez de terre pour épandre le lisier, ce qui n’est pas le cas chez nous, nos exploitations agricoles ne rencontrent pas de tels problèmes !
  • Le site est construit à plus de 2 kms du village de Saint Gilles du Mené  alors que chez nous on nous le place en bord de route, à 800 mètres de l’entrée du village de Pontiacq-Viellepinte et des premières habitations (rappelons la hauteur de 30 mètres de certains des bâtiments) et à côté d’un lac touristique !
  • La Bretagne n’oublie pas en effet les énormes projets industriels de méthanisation, tous abandonnés devant les oppositions des riverains comme des associations de défense de l’environnement : trop grands, avec un bassin de collecte trop vaste obligeant à des milliers de kilomètres annuels de collecte de lisiers par de gros camions citernes et surtout d’énormes digesteurs de méthane inquiétants pour les riverains.

Pour finir, nous serons confrontés aux intervenants suivants lors de cette réunion :

- Le Président de Géotexia (mais peut-on dire que nous sommes confrontés aux mêmes problèmes qu’eux?),

- L’Ingénieur Agronome de l’APESA (M. Pastouret siégeant  au Conseil d’Administration de l’APESA où est l’impartialité ?),

- D’agriculteurs du territoire (de quel territoire parlons-nous ?),

- Les élus locaux (mais qui sont-ils ?)

- L’Ingénieur d’Eneria (qui jusqu’à présent n’a jamais rien dit dans les  réunions, va-t-il enfin s’exprimer ?).

REAGISSEZ, NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE !!!!

VENEZ NOMBREUX MONTRER VOS CRAINTES ET N’OUBLIEZ PAS QUE CES ELUS SONT LA POUR SERVIR VOS INTERETS AVEC LES IMPOTS LOCAUX QUE VOUS PAYEZ ET NON POUR SERVIR LEURS PROPRES PROJETS !!!!

N’HESITEZ PAS A FAIRE PASSER CE FLASH INFO AINSI QUE SES PIECES JOINTES A VOS CONNAISSANCES ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX :
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Vous souhaitant une bonne lecture.

L’assocition Echo-Louët

Echo Louët se mobilise contre l’usine de méthanisation

Ce vendredi 18 mai, l’association Echo Louët a organisé une réunion publique pour ses adhérents ainsi que les villageois concernés par le projet de construction de l’usine de méthanisation à proximité du Lac du Louët (Montaner). Une soixantaine de personnes étaient présentes. L’association a pour but de mener toutes actions et tous évènements à caractère collectif afin de s’opposer et de sensibiliser le public sur l’implantation et les dangers d’une unité de méthanisation sur la commune de Montaner dans la zone artisanale et touristique du Louët.

Après une brève explication du procédé de méthanisation et la présentation du projet, le débat entre les villageois et le bureau de l’association a permis d’échanger les opinions, les inquiétudes et de répondre à certaines interrogations de l’assemblée. La présence de certains élus porteurs du projet dans le public a permis à l’association de redemander les documents qui permettraient de répondre aux mieux aux nombreuses questions toujours en suspens.

A l’issue de cette réunion, l’association Echo Louët a rappelé à l’assemblée qu’une rencontre des adhérents de l’association aura lieu ce mercredi 23 mai à 20 h 30 (Pôle des Services Publics) à Vic-en-Bigorre avec les élus en présence de l’ADEME, de l’APESA et du porteur du projet « ENERIA ».

 Source : La Républiques des Pyrénées

La mobilisation Echo-Louët gêne les « Pro » Eneria

Entre la nuit du 17 Mai au 18 Mai, un acte courageux a eu lieu contre nos pancartes implantées proches du lieu du projet d’usine d’Eneria.

Sabotage

La pancarte cassée suite à un acte courageux d'une personne favorable à l'implantation de l'usine à gaz ...

Une ou plusieurs personnes ont cassé une des pancartes annonçant la réunion du 18 Mai 2012 à 20H30.

Les actions menées par Echo-Louët gênent les personnes favorables à ce projet gigantesque. Mais cela ne stoppera pas notre association pour autant.

L’usine Méthalandes pose des questions (ENERIA)

(NDLR : Le projet de Méthalandes est une copie conforme de l’usine qu’Eneria veut implanter à côté du Lac du Loüet, hors cette usine sera plus petite que celle de Montaner.
Par ailleurs, nous se sommes pas les seuls à nous poser des questions et même à Hagetmau alors que le projet va se construire en zone industrielle, les riverains et agriculteurs s’inquiètent)

Riverains et agriculteurs s’inquiètent des retombées économiques et environnementales du projet de méthanisation des déchets organiques.

De gauche à droite, Serge Lansaman, Pierre Dispan de Florian et Arnaud Maîtrepierre pendant la réunion d'information.

Le projet Méthalandes, qui prévoit à Hagetmau la construction d’une usine pour transformer les lisiers de canards et autres matières organiques en gaz méthane afin de créer de l’énergie thermique et électrique, soulève quelques interrogations. La société Eneria, porteuse de ce projet avec d’autres partenaires, organisait dernièrement une réunion d’information à Hagetmau, en attendant l’enquête d’utilité publique qui sera lancée prochainement. Mais cette réunion, que l’entreprise n’était pas obligée d’organiser, n’a pas répondu à toutes les questions.

Les plus importantes, pour les riverains, sont celles des odeurs. De ce côté, Pierre Dispan de Florian, ingénieur développement du groupe Monnoyeur, dont Eneria est une filiale, et Arnaud Maîtrepierre, du cabinet Ectare, ont tenu à rassurer les présents, qui n’étaient pas venus en masse (la réunion se tenait à l’heure du gavage des canards).

Pas de pollution de l’air

Le bâtiment, fermé et en dépression, le processus de fermentation à 52°C qui ne développe pas de germes pathogènes, le fait que les digestats solides et liquides produits en bout de chaîne soient désodorisés, sont des éléments positifs. De même que le lieu d’implantation de la future usine, dans une zone industrielle.

Autre bon point, l’engrais minéral ainsi obtenu étant inodore, la crainte de pollution de l’air au moment de l’épandage disparaît.

Par contre, les interrogations sur le transport de ces matières, lisiers de canard et déchets d’abattoirs et de conserveries, demeurent. Les éléments présentés, 25 camions de 25 tonnes (ou plutôt des tracteurs agricoles tirant des citernes) par jour et 5 jours par semaine, pour transporter 160 000 tonnes de déchets dans l’année, n’ont pas forcément rassuré l’auditoire. Les chiffres se tiennent, mais est-ce tenable si l’apport de ces matières à l’usine est pratiqué le soir, entre 17 heures et 23 heures ? Autre souci, les distances parcourues entre les 90 agriculteurs contractualisés (pour une centaine de points de collecte) dans un rayon de 25 km autour d’Hagetmau, cela va faire beaucoup d’allées et venues sur les routes. L’itinéraire poids lourd de la rocade d’Hagetmau, entre le rond-point de la chaise et la zone du Prince, est adapté à ce charroi, mais pas les petites routes communales de Chalosse.

Ce ne sont pas des déchets

Quant aux agriculteurs, leurs préoccupations sont d’ordre financier et agronomique. L’engrais ainsi fabriqué sera-t-il aussi intéressant que les effluents épandus sur les terres ? Et en vaudra-t-il le prix ? Parce que les producteurs devront d’abord payer une redevance pour être soulagés de ces effluents, puis payer 170 euros la tonne épandue, s’ils veulent en bénéficier.

Christophe Barrailh, président du syndicat agricole FDSEA et agriculteur à Aire-sur-l’Adour, met les siens en garde. « Aujourd’hui, ces effluents ne sont pas un déchet pour nous, dit-il, mais ils ont une valeur fertilisante indéniable. Quant aux plans d’épandage sur les terres, ils sont pour l’instant bien calibrés. J’engage donc les agriculteurs à la plus grande prudence devant les contrats qui leur sont proposés. Il ne faudrait pas que cela leur coûte cher de se débarrasser d’un engrais valorisant pour leur travail. »

(source : www.sud-ouest.com)

Méthanisation des lisiers : Des contrats à regarder de près (Le sillon 21/10/2011)

La FDSEA des Pyrénées-Atlantiques invite les agriculteurs à une certaine prudence et à bien étudier les contrats proposés par la Covabio.

Les responsables de Covabio (société de collecte de déchets) sont venus à la rencontre des représentants de la FDSEA le lundi 17 octobre à Pau. «Ils nous ont présenté les projets que cette société est en train de promouvoir en partenariat avec Eneria, entreprise spécialisée dans la production énergétique (en l’occurrence la méthanisation)», explique de concert Henri Bies-Péré, Pierre Menet et Hélène Lavedrine. Les responsables syndicaux ont également examiné les documents présentés aux agriculteurs et appelés «accords d’exclusivité».

«Nous avons fait plusieurs remarques sur la rédaction de ces contrats, note les membres de la FDSEA. Dans l’attente d’une réponse écrite de leur part, nous appelons les agriculteurs à la plus grande prudence avant de signer ces documents et même à ne pas les signer en l’état. Les dits projets mettront encore plusieurs mois avant de voir le jour, il n’y a donc aucune urgence pour s’engager» ajoute les responsables de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques.

21/03/2012 – La dépêche du midi

Montaner. La méthanisation pourquoi pas mais non à l’usine !

Voix d'un agriculteur.
Voix d’un agriculteur.

Lors de la réunion publique de présentation du projet d’usine de méthanisation sur la zone artisanale du Louët, les porteurs du projet Bio’Ener du Val d’Adour, du président de la communauté de communes Vic-Montaner, de professionnels de l’agriculture et de citoyens-habitants du territoire, sont intervenus. Ainsi, alors que le président Curret évoquait la visite des élus locaux en Bretagne, d’une unité de méthanisation en construction, une personne dans la salle demandait aux intervenants de Beva : « Avez-vous déjà une réalisation en fonctionnement en France ? Avez-vous l’expérience ? ». Réponse : « Nous nous appuyons sur des spécialistes compétents dont nous sommes le chef d’orchestre ». À celle-ci, évoquant des accidents mortels dans des structures de méthanisation en Allemagne ou Espagne : « Vous savez qu’en France, il y a 4.000 morts sur les routes » (sic). Et plus sérieusement : la technologie a évolué. Autres questions : la proximité d’une école avec 60 enfants ; l’accès des secours et la rapidité d’intervention en cas d’incendie ou d’explosion ; l’augmentation de la circulation avec les risques accidentogènes accrus ; les retombées économiques pour la collectivité territoriale et pour les administrés.

En face des 30 camions dont 60 passages quotidiens avec le retour de collecte des effluents agricoles, 5 jours par semaine, toute l’année, un agriculteur relevait les quelques dizaines de jours d’épandage dans les champs avec les seuls tracteurs. Cet autre, agacé par la comparaison avec la Bretagne et l’argument de l’usine de méthanisation qui « apporte une solution aux éleveurs locaux », tenait à souligner que, compte tenu de l’élevage intensif porcin, notamment, en Bretagne, les surfaces sont insuffisantes pour l’épandage, ajoutant également que les pratiques agricoles sont de plus en plus vertueuses, les mesures de nitrates en témoignant : « Les agriculteurs locaux ne polluent pas. »

Source : La dépêche du midi

19/03/2012 – La Dépêche du midi

Montaner. Méthanisation : l’usine divise

 De Montaner, Pontiacq, Escoubès, agriculteurs ou non, tous concernés./Photo J.P.
De Montaner, Pontiacq, Escoubès, agriculteurs ou non, tous concernés./Photo J.P.

Dans le cadre de ses actions de développement durable, la communauté de communes Vic-Montaner s’est engagée, au côté du groupe Eneria, dans un projet d’usine de méthanisation sur le site de la zone artisanale du Loüet, à Montaner. Ce vendredi 16 mars, à Montaner, il s’agissait de la 5e réunion de présentation du projet porté par Bio’Ener du Val d’Adour, société Beva créée spécifiquement pour ce projet ; réunion organisée cette fois-ci pour le grand public, après celles à destination, notamment, des organes de presse des Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées, des élus du territoire concerné, des agriculteurs. Et le grand public était venu nombreux : plus de cent personnes avaient gagné le foyer de Montaner, accueillies par Jean-Louis Curret, président de la CCVM, et Dominique Lagahe, maire de Montaner, au côté des porteurs et partenaires du projet. De la déclaration du président Curret, en ouverture : « Oui, c’est une chance inespérée d’avoir un grand groupe comme Eneria pour un projet industriel dans une dynamique gagnant-gagnant du point de vue industriel, environnemental, agricole ; si nous adhérons à ce projet, c’est que nous avons l’intime conviction du gagnant-gagnant » jusqu’à cette remarque venue du public, après que le porteur du projet eut indiqué que le seul montage du dossier se chiffrait à 150.000€ : « Si vous avez déjà dépensé cet argent, ce n’est pas pour faire marche arrière ; je regrette qu’il n’y ait pas eu de concertation avant ». Alors que le groupe a déposé le permis de construire de cette installation industrielle et avant que soit lancée l’enquête d’utilité publique dans le cadre des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), une réunion de pratiquement trois heures, avec explication autour du principe et de l’intérêt de la méthanisation, caractéristiques de l’installation, impacts divers et pour la première fois, sans doute, une tribune pour l’expression des réticences et des oppositions franches, sur lesquelles nous reviendrons.
Josiane Pomès

Source : La dépêche du midi