Fresnoy-Folny : incendie au centre de méthanisation

(NDLR : Le 22 avril 2012 soit 1 an après l’inauguration …)

 

Un incendie s’est déclaré ce dimanche en début d’après-midi à l’unité de méthanisation Capik, sur l’écoparc de Fresnoy-Folny. Une cinquantaine de pompiers venus des centres de secours des alentours ont été déployés pour éteindre le feu qui s’est déclaré à l’intérieur des bâtiments. La rupture d’un réservoir serait à l’origine du feu. Hier, les responsables du site interdisaient cependant l’accès de la zone. Le bâtiment a été inauguré en avril 2011. L’installation permet de transformer par fermentation biologique les sous-produits agricoles, comme le lisier, mais aussi des déchets fermentescibles de l’industrie agroalimentaire. Le biogaz ainsi créé par le méthaniseur permet de produire de l’électricité.


Les dégâts sont importants au centre de méthanisation de Fresnoy-Folny à la suite de l’incendie d’un bâtiment situé à l’intérieur de l’enceinte du centre de valorisation de déchets. Les faits ont eu lieu dimanche matin et ont nécessité l’intervention d’une soixantaine de sapeurs-pompiers. Une légère fuite d’acide (12 m3) a été constatée et a été traitée par les services compétents. Le centre de cogénération et de méthanisation est arrêté pour quelques jours. Il n’y a pas de procédure de chômage technique. Les détails dans notre édition Dieppe-Bray de demain mardi.

(source : Paris-Normandie.fr)


Un incendie s’est déclenché au centre des déchets de Fresnoy-Folny dimanche 22 avril. 50 pompiers ont été déployés afin de maîtriser le feu et les risques de pollution.

Ce sont des automobilistes qui ont donné l’alerte, dimanche 22 avril aux alentours de 11 h 30. Depuis la D1314, entre Neufchâtel et Eu, ils voient une importante fumée noire se dégager du centre de valorisation des déchets Ikos Environnement, à Fresnoy-Folny. C’est un four de séchage qui a pris feu, se propageant au bâtiment dans lequel il se trouve et menaçant le bâtiment mitoyen.

Un bâtiment a été détruit par l'incendie

Immédiatement, dans ce site utilisant des matières dangereuses, d’importants moyens ont été mis en place. Une cinquantaine de pompiers venus de huit casernes (Bailly-en-Rivière, Blangy-sur-Bresle, Dieppe, Envermeu, Londinières, Luneray, Neufchâtel et Yvetot) ont en effet été déployés afin d’éteindre le feu mais aussi parer aux risques d’explosion et de pollution. Car l’incendie, avec la chaleur dégagée, a fait fondre une cuve située entre les bâtiments et contenant 12 m3 d’acide sulfurique.

Vapeurs toxiques
Cette matière pouvant émettre des vapeurs toxiques invisibles, des mesures des vapeurs de nuage ont été faites afin d’évaluer les risques pour la population. Rapidement, celles-ci s’avéreront rassurantes : il n’y avait plus de risque à 500 mètres du sinistre alors que les premières habitations se situent à environ 4 km de là. Durant toute l’intervention, un périmètre de sécurité a aussi été établi, notamment en raison du risque d’explosion. Un ingénieur de la Dréal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) était également présent.
Car les secours ont aussi dû gérer les risques de pollution du sol. « Une partie de l’acide est bien restée dans la cuvette de rétention mais de l’acide s’est épandu avec les eaux qui ont permis d’éteindre l’incendie. Elle s’est déversée dans une bâche prévue pour cela mais aussi sur un terrain appartenant à l’entreprise. Une neutralisation à la craie a été effectuée », explique Philippe Pirquin, directeur commercialisation, marketing et communication du groupe Lhotellier-Ikos.
Pas de chômage
Une partie de l’activité de l’entreprise va être à l’arrêt durant plusieurs mois, le temps pour les responsables de comprendre ce qu’il s’est passé et de reconstruire le bâtiment détruit. « Il s’agit de l’activité de fabrication de granulés pour l’engrais. Le reste de l’installation n’a pas été touché et fonctionne, il n’y aura pas de chômage technique », assure le directeur.

(source : Lereveilduneufchatel.fr)

Méthanisation des lisiers : Des contrats à regarder de près (Le sillon 21/10/2011)

La FDSEA des Pyrénées-Atlantiques invite les agriculteurs à une certaine prudence et à bien étudier les contrats proposés par la Covabio.

Les responsables de Covabio (société de collecte de déchets) sont venus à la rencontre des représentants de la FDSEA le lundi 17 octobre à Pau. «Ils nous ont présenté les projets que cette société est en train de promouvoir en partenariat avec Eneria, entreprise spécialisée dans la production énergétique (en l’occurrence la méthanisation)», explique de concert Henri Bies-Péré, Pierre Menet et Hélène Lavedrine. Les responsables syndicaux ont également examiné les documents présentés aux agriculteurs et appelés «accords d’exclusivité».

«Nous avons fait plusieurs remarques sur la rédaction de ces contrats, note les membres de la FDSEA. Dans l’attente d’une réponse écrite de leur part, nous appelons les agriculteurs à la plus grande prudence avant de signer ces documents et même à ne pas les signer en l’état. Les dits projets mettront encore plusieurs mois avant de voir le jour, il n’y a donc aucune urgence pour s’engager» ajoute les responsables de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques.

21/03/2012 – La dépêche du midi

Montaner. La méthanisation pourquoi pas mais non à l’usine !

Voix d'un agriculteur.
Voix d’un agriculteur.

Lors de la réunion publique de présentation du projet d’usine de méthanisation sur la zone artisanale du Louët, les porteurs du projet Bio’Ener du Val d’Adour, du président de la communauté de communes Vic-Montaner, de professionnels de l’agriculture et de citoyens-habitants du territoire, sont intervenus. Ainsi, alors que le président Curret évoquait la visite des élus locaux en Bretagne, d’une unité de méthanisation en construction, une personne dans la salle demandait aux intervenants de Beva : « Avez-vous déjà une réalisation en fonctionnement en France ? Avez-vous l’expérience ? ». Réponse : « Nous nous appuyons sur des spécialistes compétents dont nous sommes le chef d’orchestre ». À celle-ci, évoquant des accidents mortels dans des structures de méthanisation en Allemagne ou Espagne : « Vous savez qu’en France, il y a 4.000 morts sur les routes » (sic). Et plus sérieusement : la technologie a évolué. Autres questions : la proximité d’une école avec 60 enfants ; l’accès des secours et la rapidité d’intervention en cas d’incendie ou d’explosion ; l’augmentation de la circulation avec les risques accidentogènes accrus ; les retombées économiques pour la collectivité territoriale et pour les administrés.

En face des 30 camions dont 60 passages quotidiens avec le retour de collecte des effluents agricoles, 5 jours par semaine, toute l’année, un agriculteur relevait les quelques dizaines de jours d’épandage dans les champs avec les seuls tracteurs. Cet autre, agacé par la comparaison avec la Bretagne et l’argument de l’usine de méthanisation qui « apporte une solution aux éleveurs locaux », tenait à souligner que, compte tenu de l’élevage intensif porcin, notamment, en Bretagne, les surfaces sont insuffisantes pour l’épandage, ajoutant également que les pratiques agricoles sont de plus en plus vertueuses, les mesures de nitrates en témoignant : « Les agriculteurs locaux ne polluent pas. »

Source : La dépêche du midi

19/03/2012 – La Dépêche du midi

Montaner. Méthanisation : l’usine divise

 De Montaner, Pontiacq, Escoubès, agriculteurs ou non, tous concernés./Photo J.P.
De Montaner, Pontiacq, Escoubès, agriculteurs ou non, tous concernés./Photo J.P.

Dans le cadre de ses actions de développement durable, la communauté de communes Vic-Montaner s’est engagée, au côté du groupe Eneria, dans un projet d’usine de méthanisation sur le site de la zone artisanale du Loüet, à Montaner. Ce vendredi 16 mars, à Montaner, il s’agissait de la 5e réunion de présentation du projet porté par Bio’Ener du Val d’Adour, société Beva créée spécifiquement pour ce projet ; réunion organisée cette fois-ci pour le grand public, après celles à destination, notamment, des organes de presse des Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées, des élus du territoire concerné, des agriculteurs. Et le grand public était venu nombreux : plus de cent personnes avaient gagné le foyer de Montaner, accueillies par Jean-Louis Curret, président de la CCVM, et Dominique Lagahe, maire de Montaner, au côté des porteurs et partenaires du projet. De la déclaration du président Curret, en ouverture : « Oui, c’est une chance inespérée d’avoir un grand groupe comme Eneria pour un projet industriel dans une dynamique gagnant-gagnant du point de vue industriel, environnemental, agricole ; si nous adhérons à ce projet, c’est que nous avons l’intime conviction du gagnant-gagnant » jusqu’à cette remarque venue du public, après que le porteur du projet eut indiqué que le seul montage du dossier se chiffrait à 150.000€ : « Si vous avez déjà dépensé cet argent, ce n’est pas pour faire marche arrière ; je regrette qu’il n’y ait pas eu de concertation avant ». Alors que le groupe a déposé le permis de construire de cette installation industrielle et avant que soit lancée l’enquête d’utilité publique dans le cadre des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), une réunion de pratiquement trois heures, avec explication autour du principe et de l’intérêt de la méthanisation, caractéristiques de l’installation, impacts divers et pour la première fois, sans doute, une tribune pour l’expression des réticences et des oppositions franches, sur lesquelles nous reviendrons.
Josiane Pomès

Source : La dépêche du midi