Dernières informations

Chers membres et sympathisants,

Le début de cette nouvelle année est l’occasion de vous faire le bilan de l’année passée.

En effet cette année 2016 a été, en continuité de l’année 2015, riche en travail et en action.

Comme nous vous l’avions indiqué dans notre précédent bilan, l’audience devant le tribunal administratif concernant le recours au fond déposé s‘est tenue fin mars 2016. Elle a donné lieu à un jugement rendu en date du 26 avril.

Le juge a décidé qu’avant de statuer sur la légalité de l’arrêté, il sera procédé à une expertise, sur les conséquences des rejets hydriques inhérents à ce projet. Afin de réaliser cette étude, un expert auprès de la Cour d’Appel de Toulouse a été désigné. Cet expert avait six mois pour remettre son rapport au tribunal.

Nous avons été convoqués par l’expert à trois réunions en juin 2016 à Montaner, en juillet 2016 à l’usine d’Hagetmau et en septembre 2016 sur le site annoncé du projet à Montaner. Le pré-rapport de l’expert devait être rendu pour mi-octobre, nous l’avons reçu ce mardi. Nous devons maintenant l’analyser et rédiger nos dires.

Pour finir cette année 2016, nous avons tenu notre assemblée générale fin décembre, ce qui nous a permis de partager avec nos soutiens l’ensemble des informations en notre possession.

Cette fin année 2016 a été marqué également par deux articles de presse très important sur les mauvaises odeurs émanant de l’usine d’Hagetmau et les mécontentements des commerçants de toute la zone. Nous ne pouvons que vous invitez à lire ces articles « Méthalandes : de l’eau dans le gaz »  (paru dans www.jeprendslaroutedehagetmau.fr) et « Hagetmau : des mauvaises odeurs récurrentes » (paru dans Sud Ouest) qui confirment ce que nous disons depuis toujours.  Vous y constaterez que les commerçants-riverains y subissent, depuis plusieurs mois, des odeurs nauséabondes signalées au porteur de projet. Leurs sentiments de ne pas être entendu et de « se faire promener » les ont conduits à écrire au Préfet et à la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Nous sommes bien loin du Zéro odeurs scandé par le porteur de projet !!!! 

Chers membres, sympathisants, parents et élus, afin de conserver un tour du lac agréable et son image touristique, de ne pas subir les nombreuses nuisances, odeurs, trafic routier… prenez conscience que cette usine reste industrielle et n’apportera aucun bienfait à l’échelle locale. Le principal bénéficiaire sera le porteur de projet !

Mais nous ne relâchons pas nos efforts pour cette nouvelle année 2017 !

Le 13 janvier 2017 ont eu lieu les élections du Président de la nouvelle communauté de communes Adour-Madiran dont nous dépendons maintenant. Monsieur Frédéric Ré a été élu contre Monsieur Curret Jean-Louis. Nous avons demandé, sans attendre, un rendez-vous auprès du nouveau Président, afin de communiquer avec lui sur ce projet.  Nous avons été reçus ce mardi.

Comme vous avez pu le lire plus haut, nous ne devons pas ralentir le rythme en ce début d’année puisque de nombreuses échéances nous attendent.

Cette procédure et les frais d’avocat y incombant ne peuvent exister que par votre générosité. Comme vous le savez, l’association vit uniquement des adhésions et des dons. Votre aide sera donc primordiale pour cette année 2017

Nous comptons sur vous ! N’hésitez pas à passer le message autour de vous, toute aide financière, même minime, pourra nous aider.

• Soit en participant par le biais l’adhésion 2017 à l’Association Echo Louët

• Soit en faisant un don (http://www.echo-louet.fr/dons/)

                                                                       A très bientôt

                                                                       Le Président

                       François BARBE

Expertise suite – Visite de l’usine d’Hagetmau

Chers membres et sympathisants,

A la suite de la réunion du 7 juin 2016 à Montaner, l’expert mandaté par le tribunal a souhaité que nous visitions l’unité de méthanisation d’Hagetmau, du même porteur de projet que celle qui nous concernerait.

Celle-ci s’est déroulée le mercredi 20 juillet à 14h00. L’association était représentée par son avocat Maître Moutier, son président et sa trésorière. Les parties adverses étaient également représentées.

Afin de respecter la procédure et l’expertise en cours, nous n’aborderons que le résumé de cette visite qui, par ses découvertes, n’a fait que confirmer les craintes avancées depuis le début de notre combat.

L’usine (en fonctionnement depuis 18 mois) est située dans une zone industrielle, clôturée d’un simple grillage et sans aucun aménagement paysager.

Après les salutations d’usage, il nous a été proposé de commencer la visite par le local de traitement des eaux rejetées (situé à l’arrière de l’usine) afin de minimiser l’immobilisation de ce secteur car une maintenance sur le post-digesteur par un opérateur italien était prévue ce jour-là (pour du matériel italien) !

Nous nous y sommes rendus par l’extérieur, et malgré un vent faible mais soutenu, nous avons pu « apprécier » la présence d’odeurs de lisiers. Nous avions dénoncé cette situation lors de la réunion du 7 juin 2016, faits déjà constatés par nos propres moyens depuis le domaine public.

 Nos craintes initiales se confirment : l’usine de Montaner pourrait produire des odeurs sur des périodes continues et hors périmètre de l’usine.

 Le local de traitement des eaux rejetées, indépendant du bâtiment principal, est un labyrinthe de tubes à multiples fonctions. Après les explications du circuit et de chaque module, nous avons pu poser des questions.

Pourquoi y avait-il des éclaboussures sur des tubes à hauteur d’homme, un sol lavé, un merlon contournant le bâtiment (sauf à la porte !) avec une trace de niveau de digestat de quelques centimètres ?

Selon le porteur du projet, cela serait arrivé pendant une maintenance due, en partie, au colmatage d’un filtre lié à aucune intervention de suivis depuis son démarrage. Aussi, certains tubes et raccords étaient récents, et les grilles de ventilations des armoires électriques de la couleur du digestat.

En regardant plus loin, en face la porte, le sol laissait deviner qu’une partie du digestat s’était échappé à l’extérieur.

 Les explications apportées nous laissent plus que perplexe sur la réalité des évènements !

 Nous avons regardé et commenté le rejet de l’eau traité dans son dernier tube rejoignant le tout à l’égout de la ville. Le rejet dans l’environnement ayant été refusé.

 Nous avons vu la torchère toute proche avec ses traces d’utilisation récente mais aussi en continue au démarrage de l’installation (phase de remplissage des digesteurs, qui peut durer 6 mois comme indiqué dans le dossier de demande d’autorisation de l’usine de Montaner).

Puis une brève explication sur les cuves à ciel ouvert contenant le liquide avant et après traitement et les vapeurs visibles par temps couvert.

 En regardant de plus près, l’implantation de l’usine ne correspond pas à celle prévue dans son arrêté préfectoral ! Nous observons aussi qu’elle comporte plus de structure que celle prévue à Montaner.

Pour exemple, nous avons soulevé la problématique des cailloux et ficelles contenus dans les lisiers et fumiers, sachant qu’il n’y a rien de prévu sur le processus et les plans de l’usine de Montaner.  Nous avons eu confirmation que sur l’usine d’Hagetmau le séparateur de cailloux n’était pas prévu. Il a été ajouté après coup en extérieur attenant au bâtiment principal.

 Nous ne pouvons qu’émettre des craintes supplémentaires concernant le devenir de l’installation prévue à Montaner ; celle-ci ayant une capacité beaucoup plus importante que celle d’Hagetmau !

Une discussion s’est lancée et a permis de faire le point sur certains éléments, notamment la situation précaire de la grippe aviaire. Elle a nécessité des dérogations pour la collecte, ainsi qu’un élargissement du secteur d’approvisionnement.

De plus, nous avons appris que certaines exploitations prévues pour l’usine de Montaner approvisionnent l’usine d’Hagetmau. Qu’en est-il du discours mis en avant sur l’écologie ?
Et du bilan de gaz à effet de serres !

 Nous avons ensuite observé une « tour » de plus de 20 mètres, qui sert d’échappement aux groupes électrogènes. Son point haut supporte un paratonnerre, deux autres sont répartis sur l’usine.

Nous avons visité les locaux des co-générateurs, avec la présentation de la récupération de la chaleur.
Quand nous avons demandé au porteur du projet, pourquoi la production d’électricité (d’un ratio de 35% de rentabilité) alors que l’Europe préconise la production de gaz ?
Nous avons eu pour réponse que Carterpillar, dont est issu le porteur de projet, produit des groupes électrogènes.

 Nous avons bien compris que l’intérêt du groupe Caterpillar passe avant l’aspect écologique du projet !

Dans notre secteur, une canalisation de gaz raccorde Maubourguet, Vic-en-Bigorre et Tarbes, rien n’empêchait d’implanter un projet à proximité !

 A la sortie du bâtiment, l’ensemble du groupe s’est dirigé vers les digesteurs où nous avons contemplé les cuves dont les tuyaux d’alimentation baignaient dans des jus, puis nous nous sommes dirigés vers le bassin orage avec une « belle » surprise : celui-ci était rempli en partie (car il sert de réserve incendie) et la surface était verdoyante comme une eau stagnante de marais (il ne manquait que les nénuphars !).

 Vous comprendrez donc où est passé le liquide qui s’est échappé du bâtiment de traitement de l’eau, et avec lui la matière azotée et organique qui le compose. Il n’y a pas eu de pompage pour un retraitement, sans quoi, les séparateurs d’hydrocarbures auraient empêché le passage de terre ou autre en provenance des eaux de parcours.

Après le bassin d’orage, c’est l’environnement !

Il faut se demander si les pompiers utiliseraient cette réserve en prenant le risque de colmater les pompes de leurs camions avec les racines de cette végétation !

Tout ceci remet en cause la présence de nuisibles, mouches, rongeurs,….

Rappelons que l’usine de St Gilles du Menée (présentée à la réunion publique du 7 décembre 2012 organisée par la Communauté des Communes de Vic-Montanerès) a fait l’objet d’une fuite de 40 à 50 m3 de lisiers qui s’est écoulée hors de l’usine et d’un incendie.

En fin de visite, une nouvelle discussion s’est engagée sur le mode de fonctionnement :

Le porteur de projet – Eneria – détient 51% de l’installation ; la Caisse des Dépôts et Consignations en détenant 49%. Rappelons que le projet a reçu de nombreuses subventions (Régions, Etat, Europe) et nos impôts !

Eneria garde la gestion de la partie co-génération et sous-traite le reste. En effet, des appels d’offres ont été émis pour les différents secteurs (transport, collecte, gestion du site…).

La Lyonnaise des Eaux étant déjà gestionnaire de la station d’épuration de la Mairie d’Hagetmau, il leur a semblé évident de leur confier la gestion de l’usine.

 Cette situation soulève deux points essentiels, qu’en est-il des créations d’emplois tellement mises en avant et de leur pérennité suite à nouvel appel d’offre !
Cette même réflexion vaut pour les autres secteurs d’activités (collecte, transport, maintenance, …)

Et il en serait de même pour le projet de Montaner !

Chers membres, sympathisants, parents et amateurs des balades autour du lac, nous sommes désolés de constater que nos craintes du départ sont fondées et nous en avons eu la triste preuve.

Continuez à nous soutenir, nous restons plus que mobilisé !

Dans le cadre de l’expertise, d’autres réunions sont prévues, elles nous permettront de continuer à nous faire entendre !

                                                                       Le  Président

                                                                      François BARBE

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Compte rendu de l’expertise du 7 juin 2016

Chers membres et sympathisants,

Dans notre précédent mailing, nous vous informions que le juge avait décidé de procéder à une expertise sur les conséquences des rejets hydriques inhérents à ce projet, avant de statuer sur la légalité de l’arrêté.

Afin de réaliser cette étude, un expert auprès de la Cour d’Appel de Toulouse a été désigné. Cet expert a six mois pour remettre son rapport au tribunal.

L’association Echo-Louët et notre avocat, ainsi que les parties adverses et leurs avocats ont été convoquées par l’expert pour une réunion le Mardi 7 Juin 2016 à Montaner.

Nous avons pu discuter librement. L’expert et l’association ont pu énoncer les points incompris et incohérents à la partie adverse.

Nous avons remis à l’expert, ainsi qu’aux autres parties, un mémo de 27 pages énumérant les points que nous avons soumis à l’étude de l’expert.

Nous nous sommes ensuite rendus sur le site pour compléter nos dires.

Nous sommes dans l’attente de la suite de l’expertise et nous ne manquerons pas de vous tenir informé de l’évolution du dossier.

La procédure en cours génère pour l’Association de nouveaux frais d’avocat. En effet, nous avons l’obligation de communiquer avec l’expert – et vice-versa, par le biais de notre avocat. Nous comptons sur vous pour nous apporter votre aide.

Nous restons à votre écoute et vous remercions de continuer à nous soutenir.

                                                                       Le  Président

                                                                      François BARBE

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Décision Tribunal Administratif du 26 avril 2016

Chers membres et sympathisants,

Comme convenu dans notre précédent mailing, nous revenons vers vous afin de vous informer de la suite de la procédure.

Comme prévu, le juge a rendu sa décision suite à l’audience du mardi 29 mars 2016 au Tribunal Administratif de Pau.

Cette décision nous a été notifiée en fin de semaine.

Le juge a décidé qu’avant de statuer sur la légalité de l’arrêté, il sera procédé à une expertise, aux frais de la Société Bio Ener, sur les conséquences des rejets hydriques inhérents à ce projet.

Afin de réaliser cette étude, un expert auprès de la Cour d’Appel de Toulouse a été désigné. Cet expert a six mois pour remettre son rapport au tribunal.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de l’évolution du dossier.

Nous restons à votre écoute et vous remercions de continuer à nous soutenir.

                                                                       Le  Président

                                                                      François BARBE

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Audience publique Tribunal Administratif 29 mars 2016

Chers membres et sympathisants,

Voici quatre ans que nous soulevons des anomalies sur le dossier du projet de l’usine de méthanisation de Montaner.

Il y a un, nous avons déposé un recours devant le tribunal administratif de Pau.

 Nous venons de recevoir, hier soir par mail, la date d’audience publique qui se tiendra le 29 mars 2016 à 9h00 au Tribunal Administratif de Pau – 50 cours Lyautet à Pau.

 Compte tenu des délais et des différents emplois du temps de chacun, nous comprendrons que tout le monde ne puisse être disponible.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé du déroulement et de l’aboutissement de l’audience (qui ne devrait être connu que dans une semaine).

 Nous sommes toujours à votre écoute et nous vous remercions pour tous les soutiens reçus.

                                                                       Le  Président

                                                                      François BARBE

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Bilan année 2015

Chers membres et sympathisants,

 L’association Echo-Louët vous présente ses meilleurs vœux pour cette année 2016 !

Le passage à cette nouvelle année est l’occasion de vous faire le bilan de l’année 2015.

En effet, l’année 2015 pour l’association a été une année riche en travail et en action. Nous avons, tout d’abord, au printemps 2015, déposé le recours de fonds auprès du tribunal administratif de Pau. Recours rédigé sous la régie de notre avocat Maître Moutier et qui retrace l’ensemble de nos recherches et faits que nous dénonçons sur ce projet depuis maintenant plus de 4 ans. Nous avons ensuite répondu aux différents mémoires déposés par les parties adverses, ce qui nous a conduits à fin novembre 2015…  Tout en continuant, en parallèle, nos recherches et en développant nos contacts et nos appuis. Nous vous renvoyons vers les articles tels que « Hécatombe chez les éleveurs du département » ou « La filière biogaz dans la tourmente » où vous pourrez constater que notre combat a d’autant plus de sens ! Pour finir, nous avons clos cette année par notre assemblée générale, qui nous a permis de partager avec nos soutiens l’ensemble des informations en notre possession.

Mais il est temps de nous tourner vers cette année 2016, où nous allons avoir besoin plus que jamais de votre soutien. Il est prévu courant du premier trimestre une audience auprès du Tribunal Administratif concernant notre recours. Votre présence sera la bienvenue ! Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la date dès que le tribunal nous aura communiquée.

Cette procédure et les frais d’avocat y incombant ne peuvent exister que par votre générosité. Comme vous le savez, l’association vit uniquement des adhésions et des dons. Votre aide sera donc primordiale pour cette année 2016.

Nous comptons sur vous ! N’hésitez pas à passer le message autour de vous, toute aide financière, même minime, pourra nous aider.

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Nous vous souhaitons une merveilleuse année 2016.

 A très bientôt

Le  Président

                                                              François BARBE

Invitation de la Communauté des communes de Vic-Montaner

Chers membres et sympathisants,

Nous avons reçu, fin août, un courrier de la communauté de communes de Vic-Montaner nous proposant  la visite de l’usine de méthanisation d’Hagetmau pour fin septembre.

Le 1er septembre 2015, comme vous pourrez le lire en cliquant ICI, nous avons répondu de façon circonstanciée en déclinant cette invitation (notre réponse).

Mais, toujours dans notre rôle de communication et de transparence envers vous, nous vous communiquons leurs courriers. Vous pourrez, si vous le souhaitez, participer à cette visite « vitrine » selon les modalités qui y sont inscrites.

MAIS, rappelons que depuis 3 ans, nous avons demandé des réponses aux questions essentielles sur ce projet d’usine qui sont restées vaines !

Questions et  faits tellement importants  qu’ils ont amené l’association à déposer un recours de 20 pages auprès du Tribunal Administratif de Pau.

Ce qui aurait pu être évité si le porteur de projet – Eneria- et la communauté de communes de Vic –Montaner s’étaient donnés la peine de s’intéresser aux problèmes soulevés par la population.

D’ailleurs, cette invitation découle, plus que certainement, du dépôt du recours.

Leur courrier précise bien que « cette visite aura pour but de mieux comprendre et voir le fonctionnement de ces unités de méthanisation ». La méthanisation est un principe qui se décompose en différents procédés  que l’on nous a  déjà exposé à maintes reprises, et que nous pensons avoir largement assimilé !!!

A  vous de bien comprendre qu’une usine ne se limite pas à des bâtiments, mais à un ensemble composé de  bilans écologique, humain, étique et économique. La lecture de notre courrier de réponse à leur invitation vous le confirmera.

Nous restons comme toujours à votre écoute,

                                                            F. BARBE

                                                            Président de l’Association Echo Louët

PS : L’association n’étant pas organisatrice de cet événement, sa responsabilité ne peut être engagée.

Dépôt du recours – Mai 2015

Chers membres et sympathisants,

             Après beaucoup de travail cet hiver, en étroite collaboration avec notre avocat Maître Moutier, nous avons déposé pour l’arrivée du printemps le recours auprès du Tribunal Administratif de Pau contre l’arrêté donnant avis favorable à cet aberrant projet d’usine de méthanisation disproportionné au Lac du Louët !

            Depuis le début de notre action, cela fait maintenant trois ans, nous avons rencontré de nombreuses obstructions de la part du porteur de projet et des nombreux élus: Mais nous n’avons jamais relâché le combat !

            Grâce à notre action d’information :

  • nous avons pu montrer l’incohérence de ce projet au public et leur montrer la méconnaissance  qu’en avaient les porteurs de projet eux-mêmes,
  • nous avons pu aider de nombreux agriculteurs à ouvrir les yeux sur les précontrats signés : avec des conditions de sortis drastiques et des obligations de mise aux normes auxquelles ils n’échapperont pas !
  • nous avons pu alerter la population des risques  encourus et des coûts supplémentaires qu’elle allait devoir supporter avec une telle usine !

            D’ailleurs les brèves suivantes confortent notre action :

  • La société COVABIO cosignataires des précontrats est en LIQUIDATION,
  • La société  BIO ENER porteuse de ce projet a perdu la moitié de son capital social et ne l’a toujours pas reconstitué : preuve de la solidité de l’entreprise !
  • Le 9 avril 2015, un feu s’est déclaré à l’usine Géotexia de Saint Gilles du Mené ! Heureusement que l’on nous vente qu’il ne peut y avoir aucun incident… et que l’on nous a présenté cette usine en tant que parfaite lors d’une réunion publique ! 

           Nous donnerons plus d’information sur le dossier en cours aux membres – à jour de leur cotisation –  qui le souhaitent.

            Nous profitons de ce message pour faire un appel à toutes les personnes qui ne souhaitent pas qu’un tel projet se réalise afin qu’elles nous aident :

L’ensemble des fonds collecté n’a qu’un seul but payer les frais d’avocat afin que ce projet ne voit jamais le jour

            Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes qui nous soutiennent par leurs dons ainsi que la Sépanso qui en plus de son soutien financier va déposer un recours complémentaire au  nôtre contre ce projet. Pour finir, nous remercierons notre avocat qui a bien voulu s’intéresser à notre dossier et lui apporter son savoir.

CONTINUONS LE COMBAT !   SOUTENEZ-NOUS !  NOUS COMPTONS SUR VOUS !

                                                            F. BARBE

                                                            Président de l’Association Echo Louët

Allemagne : Le rêve de la méthanisation est terminé.

Energie-agriculture-Allemagne

En Allemagne, la méthanisation a fait des petits mais le boom est terminé.

Par Mathilde RICHTER

BERLIN, 18 fév 2015 (AFP) – Les agriculteurs allemands ont embrassé la méthanisation au début des années 2000, à la faveur d’une législation incitative qui a transformé beaucoup d’exploitants en producteurs d’énergie, mais un changement de régime l’an dernier a stoppé net la croissance du secteur.
L’Allemagne compte environ 8.000 installations de méthanisation, quatre fois plus qu’il y a dix ans et dix fois plus qu’en 1999, cumulant près de 4.000 mégawatts de capacité installée (2% du parc allemand). 90% des centrales et 75% des capacités de biogaz sont le fait du secteur agricole.
Sans surprise, les Etats régionaux allemands les plus agricoles sont aussi les plus riches en installations de méthanisation, la Bavière au sud menant la danse, mais avec des installations de taille plutôt modeste, suivie de la Basse-Saxe (nord) et du Schleswig-Holstein (nord) avec des centrales plus grandes, à l’image des exploitations.
Depuis 2000, l’Allemagne est équipée d’un ambitieux mécanisme de soutien aux énergies renouvelables. La loi baptisée EEG, plusieurs fois remaniée, prévoit une rémunération fixe et supérieure aux prix du marché pour chaque kilowatt-heure de courant produit par les énergies vertes. L’électricité propre a en outre priorité sur le courant nucléaire ou au charbon dans l’alimentation du réseau.
Et dans le cas précis de la méthanisation, une subvention supplémentaire a longtemps été versée selon la matière première utilisée, avec un bonus pour l’utilisation de ressources renouvelables, c’est-à-dire de plantes (maïs en premier lieu).
L’incitation a fonctionné au-delà des espérances, et pour nombre d’agriculteurs allemands cette activité est vite devenue beaucoup plus que la possibilité d’un revenu d’appoint. Dans la seule Bavière, le courant produit par la méthanisation alimente plus d’1,2 million de foyers.
Selon la fédération allemande des agriculteurs DBV, la production d’énergie a assuré en 2013/2014 un revenu supplémentaire de 6,1 milliards d’euros au secteur primaire, le biogaz se taillant la part du lion (4,3 milliards d’euros). Eoliennes et panneaux solaires assurent le reste de cette manne.
A 90%, les exploitants allemands utilisent du maïs comme combustible. Entre un quart et un tiers des surfaces de maïs cultivées en Allemagne sont dévolues à la production d’énergie, et le pays concentre 75% des cultures de maïs pour la méthanisation de l’UE.
Venant doubler la discussion au niveau mondial sur l’utilisation pour la production d’énergie de cultures alimentaires, le débat a enflé en Allemagne ces dernières années sur les méfaits pour les paysages et la faune de la domination du maïs dans le mix des cultures, et sur les nuisances écologiques des installations de méthanisation.
En 2012, une modification de loi EEG avait déjà plafonné l’utilisation du maïs comme matière première pour la production de biogaz à 60%, conduisant à un recul brutal du nombre de nouvelles installations (340 en 2012, contre 1.270 en 2011).
La dernière réforme, votée l’an dernier avec pour objectifs une meilleure maîtrise des coûts et l’introduction de mécanismes de marché dans le segment des renouvelables, a instauré un plafond de 100 kilowatt de capacité, au-delà duquel l’électricité produite n’est plus subventionnée. En outre, la subvention accordée pour l’utilisation des matières premières a sauté.
Ces nouvelles règles ne valent pas pour les installations existantes qui continuent à bénéficier du régime en vigueur au moment de leur mise en route. Mais, en entamant sérieusement les perspectives économiques de la méthanisation, elles ont de facto signé l’arrêt de mort de la croissance du secteur.
La fédération sectorielle Biogas mise sur une soixantaine de nouvelles installations cette année. « Cela ne vaut plus le coup », a commenté une porte-parole pour l’AFP.

AFP 180905 FEV 15

Des déçus de la méthanisation

Agriculture : des déçus de la méthanisation

Agriculture-élevage-environnement-énergie-salon Méthanisation: derrière l’espoir, les déboires des agriculteurs (PAPIER D’ANGLE)

Par Emmanuelle MICHEL

NOYAL-SUR-VILAINE (France), 18 fév 2015 (AFP) – Faible rentabilité, contraintes: la méthanisation est loin de tenir ses promesses auprès d’agriculteurs qui espéraient arrondir leurs fins de mois et lutter contre le changement climatique en transformant fumiers et lisiers en énergie.
« C’est très coûteux en maintenance. C’est une mauvaise surprise », constate Daniel Lamoureux, éleveur de porcs près de Rennes.
En 2012, il a investi un million d’euros (dont 25% de subventions) dans un méthaniseur. Abrité sous un dôme vert accolé à la ferme, le « digesteur » transforme les effluents d’élevage en biogaz, qui sera revendu sous forme d’électricité. La ferme fournit la consommation de près de 400 maisons.
Pour l’instant, « ça soulage un peu la trésorerie », pas plus, reconnaît M. Lamoureux, qui cherchait un revenu complémentaire, faute de pouvoir agrandir son élevage porcin en raison de la réglementation environnementale.
La méthanisation agricole est pour l’instant confidentielle en France, avec 180 unités, selon le ministère de l’Agriculture, qui incite à en construire un millier d’ici à 2020.
Pour l’heure, « 60% des projets n’aboutissent pas », selon Alain Guillaume, président de l’Association des agriculteurs méthaniseurs.
Parmi les déboires rencontrés, la coûteuse adaptation des machines, importées d’Allemagne, où elles ne sont pas alimentées comme en France.
A eux seuls, fumier ou lisier ne suffisent pas à produire du biogaz. Il faut rajouter de la matière végétale. Les Allemands mettent du maïs, pratique interdite en France pour ne pas concurrencer l’alimentation. Les agriculteurs français rajoutent des déchets organiques: tontes de pelouse, déchets de cantines scolaires ou de l’industrie agroalimentaire.
Facile au début, la récupération de ces matières premières l’est moins aujourd’hui.
« Avant, les industriels payaient pour qu’on les débarrasse de ces déchets. Aujourd’hui, ils savent qu’on en fait du courant, alors ils nous les vendent », souligne Francis Claudepierre, éleveur laitier des Vosges, pionnier de la méthanisation depuis 2001.
Il dénonce la montée des convoitises depuis l’augmentation des tarifs de rachat de l’électricité en 2011: « Les constructeurs ont doublé le prix des installations ».
Lui réussit tout de même à dégager des bénéfices, grâce à des années de formation en autodidacte, qui lui ont permis de construire lui-même son méthaniseur.
– Ubuesque –
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En outre, la méthanisation peut se révéler très chronophage.
« Il faut s’en occuper à plein temps, on a dû embaucher quelqu’un, ce n’était pas prévu », explique Alain Guillaume.
Quant au tarif de rachat de l’électricité, fixé à 20 cts du kilowatt/heure, il est trop bas pour atteindre une vraie rentabilité, estime-t-il, alors que l’investissement est souvent « le plus gros que fait l’agriculteur dans sa carrière » .
D’après une étude de la Confédération paysanne sur 30 exploitations, « seules 5-6 dégagent des résultats, toutes les autres ont des dettes énormes », explique Georges Baroni, membre du syndicat fondé par José Bové.
L’énergie produite par la méthanisation n’est composée qu’à 30% d’électricité, revendable, et à 70% de chaleur, difficilement transportable.
« Si on ne la valorise pas en l’utilisant, on la perd. Ceux qui réussissent sont ceux dont le méthaniseur alimente en chaleur une industrie agroalimentaire toute l’année: fromagerie industrielle ou abattoir. Mais pour un simple éleveur de porcs, ce n’est pas rentable », assure M. Baroni.
La situation devient parfois ubuesque pour les agriculteurs confrontés à un surplus de « digestat », le résidu obtenu après la méthanisation, qui peut servir d’engrais.
Ainsi, Alain Guillaume, pourtant président de l’Association des agriculteurs méthaniseurs, a été forcé de renoncer à ses 3.000 porcs pour vivre uniquement de la méthanisation. Il utilise désormais le lisier qu’il récupère chez ses voisins éleveurs.
A cause des limitations très strictes sur les épandages en Bretagne, il ne pouvait pas l’utiliser sur ses terres, mais pas non plus le vendre. Car le digestat est considéré comme un déchet et non comme du compost, à moins de se lancer dans une longue procédure d’homologation.
« Il a fallu faire un choix. Comme les deux millions d’euros investis dans le méthaniseur n’étaient pas encore amortis, on a arrêté l’élevage. On s’est fait avoir », déplore-t-il.
emi/boc/bd
AFP 180534 FEV 15

Energie-agriculture-Allemagne

En Allemagne, la méthanisation a fait des petits mais le boom est terminé.

Par Mathilde RICHTER

BERLIN, 18 fév 2015 (AFP) – Les agriculteurs allemands ont embrassé la méthanisation au début des années 2000, à la faveur d’une législation incitative qui a transformé beaucoup d’exploitants en producteurs d’énergie, mais un changement de régime l’an dernier a stoppé net la croissance du secteur.
L’Allemagne compte environ 8.000 installations de méthanisation, quatre fois plus qu’il y a dix ans et dix fois plus qu’en 1999, cumulant près de 4.000 mégawatts de capacité installée (2% du parc allemand). 90% des centrales et 75% des capacités de biogaz sont le fait du secteur agricole.
Sans surprise, les Etats régionaux allemands les plus agricoles sont aussi les plus riches en installations de méthanisation, la Bavière au sud menant la danse, mais avec des installations de taille plutôt modeste, suivie de la Basse-Saxe (nord) et du Schleswig-Holstein (nord) avec des centrales plus grandes, à l’image des exploitations.
Depuis 2000, l’Allemagne est équipée d’un ambitieux mécanisme de soutien aux énergies renouvelables. La loi baptisée EEG, plusieurs fois remaniée, prévoit une rémunération fixe et supérieure aux prix du marché pour chaque kilowatt-heure de courant produit par les énergies vertes. L’électricité propre a en outre priorité sur le courant nucléaire ou au charbon dans l’alimentation du réseau.
Et dans le cas précis de la méthanisation, une subvention supplémentaire a longtemps été versée selon la matière première utilisée, avec un bonus pour l’utilisation de ressources renouvelables, c’est-à-dire de plantes (maïs en premier lieu).
L’incitation a fonctionné au-delà des espérances, et pour nombre d’agriculteurs allemands cette activité est vite devenue beaucoup plus que la possibilité d’un revenu d’appoint. Dans la seule Bavière, le courant produit par la méthanisation alimente plus d’1,2 million de foyers.
Selon la fédération allemande des agriculteurs DBV, la production d’énergie a assuré en 2013/2014 un revenu supplémentaire de 6,1 milliards d’euros au secteur primaire, le biogaz se taillant la part du lion (4,3 milliards d’euros). Eoliennes et panneaux solaires assurent le reste de cette manne.
A 90%, les exploitants allemands utilisent du maïs comme combustible. Entre un quart et un tiers des surfaces de maïs cultivées en Allemagne sont dévolues à la production d’énergie, et le pays concentre 75% des cultures de maïs pour la méthanisation de l’UE.
Venant doubler la discussion au niveau mondial sur l’utilisation pour la production d’énergie de cultures alimentaires, le débat a enflé en Allemagne ces dernières années sur les méfaits pour les paysages et la faune de la domination du maïs dans le mix des cultures, et sur les nuisances écologiques des installations de méthanisation.
En 2012, une modification de loi EEG avait déjà plafonné l’utilisation du maïs comme matière première pour la production de biogaz à 60%, conduisant à un recul brutal du nombre de nouvelles installations (340 en 2012, contre 1.270 en 2011).
La dernière réforme, votée l’an dernier avec pour objectifs une meilleure maîtrise des coûts et l’introduction de mécanismes de marché dans le segment des renouvelables, a instauré un plafond de 100 kilowatt de capacité, au-delà duquel l’électricité produite n’est plus subventionnée. En outre, la subvention accordée pour l’utilisation des matières premières a sauté.
Ces nouvelles règles ne valent pas pour les installations existantes qui continuent à bénéficier du régime en vigueur au moment de leur mise en route. Mais, en entamant sérieusement les perspectives économiques de la méthanisation, elles ont de facto signé l’arrêt de mort de la croissance du secteur.
La fédération sectorielle Biogas mise sur une soixantaine de nouvelles installations cette année. « Cela ne vaut plus le coup », a commenté une porte-parole pour l’AFP.

AFP 180905 FEV 15