Allemagne : Le rêve de la méthanisation est terminé.

Energie-agriculture-Allemagne

En Allemagne, la méthanisation a fait des petits mais le boom est terminé.

Par Mathilde RICHTER

BERLIN, 18 fév 2015 (AFP) – Les agriculteurs allemands ont embrassé la méthanisation au début des années 2000, à la faveur d’une législation incitative qui a transformé beaucoup d’exploitants en producteurs d’énergie, mais un changement de régime l’an dernier a stoppé net la croissance du secteur.
L’Allemagne compte environ 8.000 installations de méthanisation, quatre fois plus qu’il y a dix ans et dix fois plus qu’en 1999, cumulant près de 4.000 mégawatts de capacité installée (2% du parc allemand). 90% des centrales et 75% des capacités de biogaz sont le fait du secteur agricole.
Sans surprise, les Etats régionaux allemands les plus agricoles sont aussi les plus riches en installations de méthanisation, la Bavière au sud menant la danse, mais avec des installations de taille plutôt modeste, suivie de la Basse-Saxe (nord) et du Schleswig-Holstein (nord) avec des centrales plus grandes, à l’image des exploitations.
Depuis 2000, l’Allemagne est équipée d’un ambitieux mécanisme de soutien aux énergies renouvelables. La loi baptisée EEG, plusieurs fois remaniée, prévoit une rémunération fixe et supérieure aux prix du marché pour chaque kilowatt-heure de courant produit par les énergies vertes. L’électricité propre a en outre priorité sur le courant nucléaire ou au charbon dans l’alimentation du réseau.
Et dans le cas précis de la méthanisation, une subvention supplémentaire a longtemps été versée selon la matière première utilisée, avec un bonus pour l’utilisation de ressources renouvelables, c’est-à-dire de plantes (maïs en premier lieu).
L’incitation a fonctionné au-delà des espérances, et pour nombre d’agriculteurs allemands cette activité est vite devenue beaucoup plus que la possibilité d’un revenu d’appoint. Dans la seule Bavière, le courant produit par la méthanisation alimente plus d’1,2 million de foyers.
Selon la fédération allemande des agriculteurs DBV, la production d’énergie a assuré en 2013/2014 un revenu supplémentaire de 6,1 milliards d’euros au secteur primaire, le biogaz se taillant la part du lion (4,3 milliards d’euros). Eoliennes et panneaux solaires assurent le reste de cette manne.
A 90%, les exploitants allemands utilisent du maïs comme combustible. Entre un quart et un tiers des surfaces de maïs cultivées en Allemagne sont dévolues à la production d’énergie, et le pays concentre 75% des cultures de maïs pour la méthanisation de l’UE.
Venant doubler la discussion au niveau mondial sur l’utilisation pour la production d’énergie de cultures alimentaires, le débat a enflé en Allemagne ces dernières années sur les méfaits pour les paysages et la faune de la domination du maïs dans le mix des cultures, et sur les nuisances écologiques des installations de méthanisation.
En 2012, une modification de loi EEG avait déjà plafonné l’utilisation du maïs comme matière première pour la production de biogaz à 60%, conduisant à un recul brutal du nombre de nouvelles installations (340 en 2012, contre 1.270 en 2011).
La dernière réforme, votée l’an dernier avec pour objectifs une meilleure maîtrise des coûts et l’introduction de mécanismes de marché dans le segment des renouvelables, a instauré un plafond de 100 kilowatt de capacité, au-delà duquel l’électricité produite n’est plus subventionnée. En outre, la subvention accordée pour l’utilisation des matières premières a sauté.
Ces nouvelles règles ne valent pas pour les installations existantes qui continuent à bénéficier du régime en vigueur au moment de leur mise en route. Mais, en entamant sérieusement les perspectives économiques de la méthanisation, elles ont de facto signé l’arrêt de mort de la croissance du secteur.
La fédération sectorielle Biogas mise sur une soixantaine de nouvelles installations cette année. « Cela ne vaut plus le coup », a commenté une porte-parole pour l’AFP.

AFP 180905 FEV 15

Des déçus de la méthanisation

Agriculture : des déçus de la méthanisation

Agriculture-élevage-environnement-énergie-salon Méthanisation: derrière l’espoir, les déboires des agriculteurs (PAPIER D’ANGLE)

Par Emmanuelle MICHEL

NOYAL-SUR-VILAINE (France), 18 fév 2015 (AFP) – Faible rentabilité, contraintes: la méthanisation est loin de tenir ses promesses auprès d’agriculteurs qui espéraient arrondir leurs fins de mois et lutter contre le changement climatique en transformant fumiers et lisiers en énergie.
« C’est très coûteux en maintenance. C’est une mauvaise surprise », constate Daniel Lamoureux, éleveur de porcs près de Rennes.
En 2012, il a investi un million d’euros (dont 25% de subventions) dans un méthaniseur. Abrité sous un dôme vert accolé à la ferme, le « digesteur » transforme les effluents d’élevage en biogaz, qui sera revendu sous forme d’électricité. La ferme fournit la consommation de près de 400 maisons.
Pour l’instant, « ça soulage un peu la trésorerie », pas plus, reconnaît M. Lamoureux, qui cherchait un revenu complémentaire, faute de pouvoir agrandir son élevage porcin en raison de la réglementation environnementale.
La méthanisation agricole est pour l’instant confidentielle en France, avec 180 unités, selon le ministère de l’Agriculture, qui incite à en construire un millier d’ici à 2020.
Pour l’heure, « 60% des projets n’aboutissent pas », selon Alain Guillaume, président de l’Association des agriculteurs méthaniseurs.
Parmi les déboires rencontrés, la coûteuse adaptation des machines, importées d’Allemagne, où elles ne sont pas alimentées comme en France.
A eux seuls, fumier ou lisier ne suffisent pas à produire du biogaz. Il faut rajouter de la matière végétale. Les Allemands mettent du maïs, pratique interdite en France pour ne pas concurrencer l’alimentation. Les agriculteurs français rajoutent des déchets organiques: tontes de pelouse, déchets de cantines scolaires ou de l’industrie agroalimentaire.
Facile au début, la récupération de ces matières premières l’est moins aujourd’hui.
« Avant, les industriels payaient pour qu’on les débarrasse de ces déchets. Aujourd’hui, ils savent qu’on en fait du courant, alors ils nous les vendent », souligne Francis Claudepierre, éleveur laitier des Vosges, pionnier de la méthanisation depuis 2001.
Il dénonce la montée des convoitises depuis l’augmentation des tarifs de rachat de l’électricité en 2011: « Les constructeurs ont doublé le prix des installations ».
Lui réussit tout de même à dégager des bénéfices, grâce à des années de formation en autodidacte, qui lui ont permis de construire lui-même son méthaniseur.
– Ubuesque –
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En outre, la méthanisation peut se révéler très chronophage.
« Il faut s’en occuper à plein temps, on a dû embaucher quelqu’un, ce n’était pas prévu », explique Alain Guillaume.
Quant au tarif de rachat de l’électricité, fixé à 20 cts du kilowatt/heure, il est trop bas pour atteindre une vraie rentabilité, estime-t-il, alors que l’investissement est souvent « le plus gros que fait l’agriculteur dans sa carrière » .
D’après une étude de la Confédération paysanne sur 30 exploitations, « seules 5-6 dégagent des résultats, toutes les autres ont des dettes énormes », explique Georges Baroni, membre du syndicat fondé par José Bové.
L’énergie produite par la méthanisation n’est composée qu’à 30% d’électricité, revendable, et à 70% de chaleur, difficilement transportable.
« Si on ne la valorise pas en l’utilisant, on la perd. Ceux qui réussissent sont ceux dont le méthaniseur alimente en chaleur une industrie agroalimentaire toute l’année: fromagerie industrielle ou abattoir. Mais pour un simple éleveur de porcs, ce n’est pas rentable », assure M. Baroni.
La situation devient parfois ubuesque pour les agriculteurs confrontés à un surplus de « digestat », le résidu obtenu après la méthanisation, qui peut servir d’engrais.
Ainsi, Alain Guillaume, pourtant président de l’Association des agriculteurs méthaniseurs, a été forcé de renoncer à ses 3.000 porcs pour vivre uniquement de la méthanisation. Il utilise désormais le lisier qu’il récupère chez ses voisins éleveurs.
A cause des limitations très strictes sur les épandages en Bretagne, il ne pouvait pas l’utiliser sur ses terres, mais pas non plus le vendre. Car le digestat est considéré comme un déchet et non comme du compost, à moins de se lancer dans une longue procédure d’homologation.
« Il a fallu faire un choix. Comme les deux millions d’euros investis dans le méthaniseur n’étaient pas encore amortis, on a arrêté l’élevage. On s’est fait avoir », déplore-t-il.
emi/boc/bd
AFP 180534 FEV 15

Energie-agriculture-Allemagne

En Allemagne, la méthanisation a fait des petits mais le boom est terminé.

Par Mathilde RICHTER

BERLIN, 18 fév 2015 (AFP) – Les agriculteurs allemands ont embrassé la méthanisation au début des années 2000, à la faveur d’une législation incitative qui a transformé beaucoup d’exploitants en producteurs d’énergie, mais un changement de régime l’an dernier a stoppé net la croissance du secteur.
L’Allemagne compte environ 8.000 installations de méthanisation, quatre fois plus qu’il y a dix ans et dix fois plus qu’en 1999, cumulant près de 4.000 mégawatts de capacité installée (2% du parc allemand). 90% des centrales et 75% des capacités de biogaz sont le fait du secteur agricole.
Sans surprise, les Etats régionaux allemands les plus agricoles sont aussi les plus riches en installations de méthanisation, la Bavière au sud menant la danse, mais avec des installations de taille plutôt modeste, suivie de la Basse-Saxe (nord) et du Schleswig-Holstein (nord) avec des centrales plus grandes, à l’image des exploitations.
Depuis 2000, l’Allemagne est équipée d’un ambitieux mécanisme de soutien aux énergies renouvelables. La loi baptisée EEG, plusieurs fois remaniée, prévoit une rémunération fixe et supérieure aux prix du marché pour chaque kilowatt-heure de courant produit par les énergies vertes. L’électricité propre a en outre priorité sur le courant nucléaire ou au charbon dans l’alimentation du réseau.
Et dans le cas précis de la méthanisation, une subvention supplémentaire a longtemps été versée selon la matière première utilisée, avec un bonus pour l’utilisation de ressources renouvelables, c’est-à-dire de plantes (maïs en premier lieu).
L’incitation a fonctionné au-delà des espérances, et pour nombre d’agriculteurs allemands cette activité est vite devenue beaucoup plus que la possibilité d’un revenu d’appoint. Dans la seule Bavière, le courant produit par la méthanisation alimente plus d’1,2 million de foyers.
Selon la fédération allemande des agriculteurs DBV, la production d’énergie a assuré en 2013/2014 un revenu supplémentaire de 6,1 milliards d’euros au secteur primaire, le biogaz se taillant la part du lion (4,3 milliards d’euros). Eoliennes et panneaux solaires assurent le reste de cette manne.
A 90%, les exploitants allemands utilisent du maïs comme combustible. Entre un quart et un tiers des surfaces de maïs cultivées en Allemagne sont dévolues à la production d’énergie, et le pays concentre 75% des cultures de maïs pour la méthanisation de l’UE.
Venant doubler la discussion au niveau mondial sur l’utilisation pour la production d’énergie de cultures alimentaires, le débat a enflé en Allemagne ces dernières années sur les méfaits pour les paysages et la faune de la domination du maïs dans le mix des cultures, et sur les nuisances écologiques des installations de méthanisation.
En 2012, une modification de loi EEG avait déjà plafonné l’utilisation du maïs comme matière première pour la production de biogaz à 60%, conduisant à un recul brutal du nombre de nouvelles installations (340 en 2012, contre 1.270 en 2011).
La dernière réforme, votée l’an dernier avec pour objectifs une meilleure maîtrise des coûts et l’introduction de mécanismes de marché dans le segment des renouvelables, a instauré un plafond de 100 kilowatt de capacité, au-delà duquel l’électricité produite n’est plus subventionnée. En outre, la subvention accordée pour l’utilisation des matières premières a sauté.
Ces nouvelles règles ne valent pas pour les installations existantes qui continuent à bénéficier du régime en vigueur au moment de leur mise en route. Mais, en entamant sérieusement les perspectives économiques de la méthanisation, elles ont de facto signé l’arrêt de mort de la croissance du secteur.
La fédération sectorielle Biogas mise sur une soixantaine de nouvelles installations cette année. « Cela ne vaut plus le coup », a commenté une porte-parole pour l’AFP.

AFP 180905 FEV 15

Renescure : privé d’électricité, le méthaniseur vidange une partie de la production

L’unité de méthanisation de Renescure a « débordé » ce jeudi matin, rue du Petit-Pavé. Le transformateur EDF, censé alimenter l’installation en électricité, s’est brusquement arrêté, entraînant une coupure de courant. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés, mais il a fallu vidanger une partie de la production. Environ 60 m3 de boue noirâtre.

Une vaste flaque de boue s’est répandue, ce jeudi matin, dans la cour de l’unité de méthanisation de Renescure, rue du Petit-Pavé. La route n’a pas été touchée, mais environ 60 m3 de substance noire se sont déversés dans les hangars. « Ce n’est pas de la pollution, mais du digestat liquide », a expliqué Jacques Wyckaert, agriculteur et co-exploitant de la structure.
Ce « digestat », fruit de la digestion des matières organiques (carottes, pommes de terre et fumier) pendant la méthanisation, a dû être vidangé toute la matinée hors d’une unité de broyage.
Pas encore d’explication
Vers 5 h du matin, le transformateur électrique qui alimente la station a cessé de fonctionner pour des raisons encore mal déterminées. « Une phase aurait sauté et coupé le courant », a expliqué Christophe Malolepszy, qui a réalisé l’installation électrique du méthaniseur. Cet incident a entraîné la mise en sécurité automatique de l’unité : les cuves ont été scellées et le processus de broyage des matières organiques stoppées.
Trois techniciens EDF se sont déplacés et un groupe électrogène a remplacé le transformateur, le temps de la réparation. Il a fallu vidanger le broyeur, soit environ 50 à 60 m3 de substances. Les cuves contiennent, elles, 1 800 m3 de matières organiques, qui n’ont pas été touchées par cette absence de courant.
Reprise de l’activité dans la journée
La boue s’est déversée dans un bassin de rétention, dans la cour de l’unité, et dans un hangar. Très impressionnante, la flaque noire devait être nettoyée dans la journée et la méthanisation devrait avoir repris son cours, vers 15 h.
Le méthaniseur devrait produire ses premiers kilowatts le 2 septembre, malgré cet incident. Il est en construction depuis un an.

Renescure : les fossés autour de l’unité de méthanisation ont été curés par les exploitants par souci «d’hygiène»

L’unité de méthanisation de Renescure a « débordé » jeudi matin. Un incident qui fait réagir.

Le digestat s’est répandu dans les fossés qui ont été nettoyés par les agriculteurs.

L’incident technique survenu jeudi matin à l’unité de méthanisation de la rue du Petit-Pavé de Renescure fait réagir. Le digestat, substance noire issue de la fermentation des matières organiques, s’est répandu dans la cour de l’unité, et au-delà. « Il y en avait plein les fossés », a expliqué une riveraine. La mairie a rapidement eu vent de ce débordement. « J’ai été appelé à 7 h 30 par l’un des porteurs du projet. Il m’informait qu’ils avaient eu un souci dans la nuit », explique Jean-Pierre Decool, maire de la commune. Il s’est rendu sur place peu après. « J’ai vu le débordement, il y en avait dans les fossés et un peu sur la route. Le digestat n’est pas nocif, ce n’est que le résultat de la fermentation de la végétation. Mais c’est noir. Alors, par souci d’hygiène, j’ai demandé à ce que tout soit nettoyé. C’est important pour le respect des voisins. »
« La commune n’a pas dépensé un centime »
Les fossés ont donc été curés, mais aucun véhicule de la mairie n’a été mobilisé. « C’est un projet privé et ce sont les exploitants qui ont tout nettoyé avec leurs engins. La commune n’a pas dépensé un centime dans tout ça », assure le maire. L’unité est en phase de test et ne devrait produire ses premiers kilowatts qu’au début du mois de septembre. C.L.-B.

Dordogne : ça pue autour du méthaniseur

Ce reportage de France 3 Aquitaine est visible avec une vidéo sur ce lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2014/04/28/dordogne-ca-pue-autour-du-methaniseur-467349.html

Dordogne : ça pue autour du méthaniseur.

Le projet est des plus écologiques, mais une modification du contrat rend le méthaniseur insupportable pour les nez sensibles. L’odeur nauséabonde cantonne le voisinage à demeurer dans leurs habitations, toutes fenêtres fermées. Les édiles adressent un courrier au représentant de l’Etat.

En cause, la serre solaire qui a été ajouté au dispositif de méthanisation. Elle est là pour recevoir les boues d’épuration afin de les sécher par épandage. Elles dégagent des effluves que les riverains ne supportent plus…

Haro sur le méthaniseur et sa serre solaire. C’est plutôt cette dernière partie de l’installation qui attire le courroux de 10 000 personnes incommodées par l’odeur des boues d’épuration, épandues, stockées pour séchage comme la loi l’oblige.

Un procédé écologique qui a mal évolué
Au début, en 2012, il ne s’agissait que de produire du méthane, de le consommer pour produire de la chaleur. Le projet avait reçu l’agrément des élus locaux, le soutien de la population. Une modification du contrat, de l’installation, a créé des nuisances olfactives permanentes. En effet, la société Véolia, maître d’oeuvre de l’installation a modifié le contrat qui le liait avec l’exploitant, à la méthanisation il fallait ajouter le stockage de boues d’épuration. La loi demande le stockage pour séchage pendant plusieurs mois des boues sorties des stations d’épuration avant toute exploitation de la matière. Un site a donc été construit près du lieu de méthanisation, mais cette nouvelle activité, fort écologique, suscite le courroux des habitants. Selon l’orientation des vents, les odeurs se déplacent de part et d’autre du site de Saint Pierre d’Eyraud dans le Bergeracois, les effluves touchent les narines de près de 10 000 personnes.

Les élus critiquent l’évolution du site
Lorsque le projet et le dossier en mairie furent présentés, il ne s’agissait que de méthanisation. Le procédé est maîtrisé, les élus en conséquence ont accepté la source écologique pour produire de la chaleur exploitable pour la production d’énergie. Mais par un grand mystère, le maître d’oeuvre du site a mis en place, une serre solaire pour entreposer des boues d’épuration afin de les faire sécher, ceci pendant plusieurs mois avant de pouvoir les exploiter. Mais pendant plusieurs mois, les boues rejettent des odeurs assez nauséabondes. Conséquence, les habitants ne vivent plus de moments bucoliques dans le jardin à plusieurs kilomètres à la ronde. Pire, il faut fermer les fenêtres pour pouvoir apprécier la qualité de la nourriture dans les assiettes des convives, sinon le goût est perturbé par l’odeur désagréable. En résumé, ça pue !
L’exploitant du site a pris en compte les doléances des riverains, il est prévu de construire un bâtiment pour recevoir ces boues pour un stockage plus confiné. En attendant, les élus ont adressé une missive au préfet afin que celui-ci porte une attention toute particulière sur ce qu’ils subissent et pèse de toute son autorité pour que l’exploitant trouve une solution à la gestion des odeurs.

Echo Louët se mobilise contre l’usine de méthanisation

Ce vendredi 18 mai, l’association Echo Louët a organisé une réunion publique pour ses adhérents ainsi que les villageois concernés par le projet de construction de l’usine de méthanisation à proximité du Lac du Louët (Montaner). Une soixantaine de personnes étaient présentes. L’association a pour but de mener toutes actions et tous évènements à caractère collectif afin de s’opposer et de sensibiliser le public sur l’implantation et les dangers d’une unité de méthanisation sur la commune de Montaner dans la zone artisanale et touristique du Louët.

Après une brève explication du procédé de méthanisation et la présentation du projet, le débat entre les villageois et le bureau de l’association a permis d’échanger les opinions, les inquiétudes et de répondre à certaines interrogations de l’assemblée. La présence de certains élus porteurs du projet dans le public a permis à l’association de redemander les documents qui permettraient de répondre aux mieux aux nombreuses questions toujours en suspens.

A l’issue de cette réunion, l’association Echo Louët a rappelé à l’assemblée qu’une rencontre des adhérents de l’association aura lieu ce mercredi 23 mai à 20 h 30 (Pôle des Services Publics) à Vic-en-Bigorre avec les élus en présence de l’ADEME, de l’APESA et du porteur du projet « ENERIA ».

 Source : La Républiques des Pyrénées

Fresnoy-Folny : incendie au centre de méthanisation

(NDLR : Le 22 avril 2012 soit 1 an après l’inauguration …)

 

Un incendie s’est déclaré ce dimanche en début d’après-midi à l’unité de méthanisation Capik, sur l’écoparc de Fresnoy-Folny. Une cinquantaine de pompiers venus des centres de secours des alentours ont été déployés pour éteindre le feu qui s’est déclaré à l’intérieur des bâtiments. La rupture d’un réservoir serait à l’origine du feu. Hier, les responsables du site interdisaient cependant l’accès de la zone. Le bâtiment a été inauguré en avril 2011. L’installation permet de transformer par fermentation biologique les sous-produits agricoles, comme le lisier, mais aussi des déchets fermentescibles de l’industrie agroalimentaire. Le biogaz ainsi créé par le méthaniseur permet de produire de l’électricité.


Les dégâts sont importants au centre de méthanisation de Fresnoy-Folny à la suite de l’incendie d’un bâtiment situé à l’intérieur de l’enceinte du centre de valorisation de déchets. Les faits ont eu lieu dimanche matin et ont nécessité l’intervention d’une soixantaine de sapeurs-pompiers. Une légère fuite d’acide (12 m3) a été constatée et a été traitée par les services compétents. Le centre de cogénération et de méthanisation est arrêté pour quelques jours. Il n’y a pas de procédure de chômage technique. Les détails dans notre édition Dieppe-Bray de demain mardi.

(source : Paris-Normandie.fr)


Un incendie s’est déclenché au centre des déchets de Fresnoy-Folny dimanche 22 avril. 50 pompiers ont été déployés afin de maîtriser le feu et les risques de pollution.

Ce sont des automobilistes qui ont donné l’alerte, dimanche 22 avril aux alentours de 11 h 30. Depuis la D1314, entre Neufchâtel et Eu, ils voient une importante fumée noire se dégager du centre de valorisation des déchets Ikos Environnement, à Fresnoy-Folny. C’est un four de séchage qui a pris feu, se propageant au bâtiment dans lequel il se trouve et menaçant le bâtiment mitoyen.

Un bâtiment a été détruit par l'incendie

Immédiatement, dans ce site utilisant des matières dangereuses, d’importants moyens ont été mis en place. Une cinquantaine de pompiers venus de huit casernes (Bailly-en-Rivière, Blangy-sur-Bresle, Dieppe, Envermeu, Londinières, Luneray, Neufchâtel et Yvetot) ont en effet été déployés afin d’éteindre le feu mais aussi parer aux risques d’explosion et de pollution. Car l’incendie, avec la chaleur dégagée, a fait fondre une cuve située entre les bâtiments et contenant 12 m3 d’acide sulfurique.

Vapeurs toxiques
Cette matière pouvant émettre des vapeurs toxiques invisibles, des mesures des vapeurs de nuage ont été faites afin d’évaluer les risques pour la population. Rapidement, celles-ci s’avéreront rassurantes : il n’y avait plus de risque à 500 mètres du sinistre alors que les premières habitations se situent à environ 4 km de là. Durant toute l’intervention, un périmètre de sécurité a aussi été établi, notamment en raison du risque d’explosion. Un ingénieur de la Dréal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) était également présent.
Car les secours ont aussi dû gérer les risques de pollution du sol. « Une partie de l’acide est bien restée dans la cuvette de rétention mais de l’acide s’est épandu avec les eaux qui ont permis d’éteindre l’incendie. Elle s’est déversée dans une bâche prévue pour cela mais aussi sur un terrain appartenant à l’entreprise. Une neutralisation à la craie a été effectuée », explique Philippe Pirquin, directeur commercialisation, marketing et communication du groupe Lhotellier-Ikos.
Pas de chômage
Une partie de l’activité de l’entreprise va être à l’arrêt durant plusieurs mois, le temps pour les responsables de comprendre ce qu’il s’est passé et de reconstruire le bâtiment détruit. « Il s’agit de l’activité de fabrication de granulés pour l’engrais. Le reste de l’installation n’a pas été touché et fonctionne, il n’y aura pas de chômage technique », assure le directeur.

(source : Lereveilduneufchatel.fr)

L’usine Méthalandes pose des questions (ENERIA)

(NDLR : Le projet de Méthalandes est une copie conforme de l’usine qu’Eneria veut implanter à côté du Lac du Loüet, hors cette usine sera plus petite que celle de Montaner.
Par ailleurs, nous se sommes pas les seuls à nous poser des questions et même à Hagetmau alors que le projet va se construire en zone industrielle, les riverains et agriculteurs s’inquiètent)

Riverains et agriculteurs s’inquiètent des retombées économiques et environnementales du projet de méthanisation des déchets organiques.

De gauche à droite, Serge Lansaman, Pierre Dispan de Florian et Arnaud Maîtrepierre pendant la réunion d'information.

Le projet Méthalandes, qui prévoit à Hagetmau la construction d’une usine pour transformer les lisiers de canards et autres matières organiques en gaz méthane afin de créer de l’énergie thermique et électrique, soulève quelques interrogations. La société Eneria, porteuse de ce projet avec d’autres partenaires, organisait dernièrement une réunion d’information à Hagetmau, en attendant l’enquête d’utilité publique qui sera lancée prochainement. Mais cette réunion, que l’entreprise n’était pas obligée d’organiser, n’a pas répondu à toutes les questions.

Les plus importantes, pour les riverains, sont celles des odeurs. De ce côté, Pierre Dispan de Florian, ingénieur développement du groupe Monnoyeur, dont Eneria est une filiale, et Arnaud Maîtrepierre, du cabinet Ectare, ont tenu à rassurer les présents, qui n’étaient pas venus en masse (la réunion se tenait à l’heure du gavage des canards).

Pas de pollution de l’air

Le bâtiment, fermé et en dépression, le processus de fermentation à 52°C qui ne développe pas de germes pathogènes, le fait que les digestats solides et liquides produits en bout de chaîne soient désodorisés, sont des éléments positifs. De même que le lieu d’implantation de la future usine, dans une zone industrielle.

Autre bon point, l’engrais minéral ainsi obtenu étant inodore, la crainte de pollution de l’air au moment de l’épandage disparaît.

Par contre, les interrogations sur le transport de ces matières, lisiers de canard et déchets d’abattoirs et de conserveries, demeurent. Les éléments présentés, 25 camions de 25 tonnes (ou plutôt des tracteurs agricoles tirant des citernes) par jour et 5 jours par semaine, pour transporter 160 000 tonnes de déchets dans l’année, n’ont pas forcément rassuré l’auditoire. Les chiffres se tiennent, mais est-ce tenable si l’apport de ces matières à l’usine est pratiqué le soir, entre 17 heures et 23 heures ? Autre souci, les distances parcourues entre les 90 agriculteurs contractualisés (pour une centaine de points de collecte) dans un rayon de 25 km autour d’Hagetmau, cela va faire beaucoup d’allées et venues sur les routes. L’itinéraire poids lourd de la rocade d’Hagetmau, entre le rond-point de la chaise et la zone du Prince, est adapté à ce charroi, mais pas les petites routes communales de Chalosse.

Ce ne sont pas des déchets

Quant aux agriculteurs, leurs préoccupations sont d’ordre financier et agronomique. L’engrais ainsi fabriqué sera-t-il aussi intéressant que les effluents épandus sur les terres ? Et en vaudra-t-il le prix ? Parce que les producteurs devront d’abord payer une redevance pour être soulagés de ces effluents, puis payer 170 euros la tonne épandue, s’ils veulent en bénéficier.

Christophe Barrailh, président du syndicat agricole FDSEA et agriculteur à Aire-sur-l’Adour, met les siens en garde. « Aujourd’hui, ces effluents ne sont pas un déchet pour nous, dit-il, mais ils ont une valeur fertilisante indéniable. Quant aux plans d’épandage sur les terres, ils sont pour l’instant bien calibrés. J’engage donc les agriculteurs à la plus grande prudence devant les contrats qui leur sont proposés. Il ne faudrait pas que cela leur coûte cher de se débarrasser d’un engrais valorisant pour leur travail. »

(source : www.sud-ouest.com)

Tous les liens sur l’explosion de l’usine en Allemagne 3 jours après sa mise en service !!

(source :http://www.vivrealamorlaye.fr)

Tous les liens sur l’explosion de l’usine en Allemagne 3 jours après sa mise en service !!

Explosion d’une installation de biogaz.
Une installation de biogaz située à Daugendorf a été détruite, le 16 décembre dernier, par l’explosion de son digesteur. Cette installation venait d’être mise en service trois jours auparavant et était composée d’un digesteur de 20m de haut et 17m de diamètre. Personne n’a heureusement été blessé. Les dégâts matériels sont par contre importants : la biomasse a été projetée jusqu’à une distance de 200m et les bâtiments construits à côté du digesteur ont été sérieusement endommagés. Le montant des dégâts n’a pas encore été définitivement évalué.

La cause de l’explosion n’est pas, à première vue, due à la production de biogaz, mais plutôt à une erreur de dimensionnement statique lors de la construction de l’installation.

 


Bade-Wurtemberg, Une centrale au biogaz explose.

Une installation de biogaz située à Daugendorf a été détruite, le 16 décembre dernier, par l’explosion de son digesteur. Cette installation venait d’être mise en service trois jours auparavant et était composée d’un digesteur de 20m de haut et 17m de diamètre. Personne n’a heureusement été blessé. Les dégâts matériels sont par contre importants : la biomasse a été projetée jusqu’à une distance de 200m et les bâtiments construits à côté du digesteur ont été sérieusement endommagés. Le montant des dégâts n’a pas encore été définitivement évalué. La cause de l’explosion n’est pas, à première vue, due à la production de biogaz, mais plutôt à une erreur de dimensionnement statique lors de la construction de l’installation.
Source : Alsapresse

 


Quatre morts à Rhadereistedt (Allemagne), le 5 novembre 2005.

Dans un site de production de biogaz par valorisation de déchets organiques, une émanation de sulfure d’hydrogène (H2S) tue 3 employés et un conducteur de camion venu décharger des déchets issus d’un abattoir. Une personne sérieusement intoxiquée est hospitalisée. La concentration extrêmement élevée en H2S dans le hall complique l’intervention des pompiers dont une dizaine souffrira d’intoxication plus ou moins légère. Une longue aération (plus de 24 h) sera nécessaire avant d’autoriser l’accès au bâtiment.

Arrivé le soir, le camion en provenance des Pays-Bas stationne devant l’établissement jusqu’au lendemain matin. Le drame se produit alors que le chargement du camion est déchargé à l’intérieur d’un hall fermé pour limiter les nuisances olfactives, dans une fosse de 100 m³ équipée de 2 agitateurs et dont le couvercle ne peut être fermé en raison de la défaillance du moteur électrique qui l’actionne.

Accéder à la fiche détaillée de l’accident : Fiche détaillée au format .pdf

Saint Gilles sur Mené : 40 A 50 M3 de lisier dans le lie (Le télégramme 30/01/2012)

Hier matin, à l’usine de méthanisation Géotexia, à Saint-Gilles-du-Mené, environ 40 à 50m³ de lisier et de matières en traitement (selon les responsables de l’usine) se sont déversés sur les pentes voisines pour rejoindre un ruisseau qui se jette dans le Lié, après le débordement d’une cuve. «C’est un accident, a assumé Dominique Rocaboy, le gérant de l’usine. Tout a été mis en oeuvre le plus rapidement possible pour arrêter le débordement».

Pompage interrompu à Pont-Querra 

Les contacts ont été pris avec les services de l’État qui ont mis en place des barrages. L’usine de traitement de l’eau de Pont-Querra, à Plémet, a aussi été prévenue, la station de pompage se trouvant sur le circuit de la pollution. Hier et samedi, toute activité de loisirs de la base nature de Pont-Querra était arrêtée. Et, hier, un pic de pollution était relevé entre 6h et 9h. Mais dès samedi, à 14h, la Saur, qui gère la station, avait interrompu le fonctionnement du pompage.

Alimentés par Kerné-Uhel 

Pour les 9.600 abonnés des onze communes du secteur de Loudéac, l’alimentation a été assurée par la réserve de Kerné-Uhel. «Nous restons sur ce type d’alimentation jusqu’à lundi (aujourd’hui). Si la pollution n’est pas résorbée, nous prendrons dans nos réserves à Pont-Querra», a assuré, hier après-midi, Jean-Noël Lagueux, président du syndicat mixte du Lié. Au déversoir de Pont-Querra, les premières analyses ont révélé une présence peu élevée d’ammoniaque.