Renescure : privé d’électricité, le méthaniseur vidange une partie de la production

L’unité de méthanisation de Renescure a « débordé » ce jeudi matin, rue du Petit-Pavé. Le transformateur EDF, censé alimenter l’installation en électricité, s’est brusquement arrêté, entraînant une coupure de courant. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés, mais il a fallu vidanger une partie de la production. Environ 60 m3 de boue noirâtre.

Une vaste flaque de boue s’est répandue, ce jeudi matin, dans la cour de l’unité de méthanisation de Renescure, rue du Petit-Pavé. La route n’a pas été touchée, mais environ 60 m3 de substance noire se sont déversés dans les hangars. « Ce n’est pas de la pollution, mais du digestat liquide », a expliqué Jacques Wyckaert, agriculteur et co-exploitant de la structure.
Ce « digestat », fruit de la digestion des matières organiques (carottes, pommes de terre et fumier) pendant la méthanisation, a dû être vidangé toute la matinée hors d’une unité de broyage.
Pas encore d’explication
Vers 5 h du matin, le transformateur électrique qui alimente la station a cessé de fonctionner pour des raisons encore mal déterminées. « Une phase aurait sauté et coupé le courant », a expliqué Christophe Malolepszy, qui a réalisé l’installation électrique du méthaniseur. Cet incident a entraîné la mise en sécurité automatique de l’unité : les cuves ont été scellées et le processus de broyage des matières organiques stoppées.
Trois techniciens EDF se sont déplacés et un groupe électrogène a remplacé le transformateur, le temps de la réparation. Il a fallu vidanger le broyeur, soit environ 50 à 60 m3 de substances. Les cuves contiennent, elles, 1 800 m3 de matières organiques, qui n’ont pas été touchées par cette absence de courant.
Reprise de l’activité dans la journée
La boue s’est déversée dans un bassin de rétention, dans la cour de l’unité, et dans un hangar. Très impressionnante, la flaque noire devait être nettoyée dans la journée et la méthanisation devrait avoir repris son cours, vers 15 h.
Le méthaniseur devrait produire ses premiers kilowatts le 2 septembre, malgré cet incident. Il est en construction depuis un an.

Renescure : les fossés autour de l’unité de méthanisation ont été curés par les exploitants par souci «d’hygiène»

L’unité de méthanisation de Renescure a « débordé » jeudi matin. Un incident qui fait réagir.

Le digestat s’est répandu dans les fossés qui ont été nettoyés par les agriculteurs.

L’incident technique survenu jeudi matin à l’unité de méthanisation de la rue du Petit-Pavé de Renescure fait réagir. Le digestat, substance noire issue de la fermentation des matières organiques, s’est répandu dans la cour de l’unité, et au-delà. « Il y en avait plein les fossés », a expliqué une riveraine. La mairie a rapidement eu vent de ce débordement. « J’ai été appelé à 7 h 30 par l’un des porteurs du projet. Il m’informait qu’ils avaient eu un souci dans la nuit », explique Jean-Pierre Decool, maire de la commune. Il s’est rendu sur place peu après. « J’ai vu le débordement, il y en avait dans les fossés et un peu sur la route. Le digestat n’est pas nocif, ce n’est que le résultat de la fermentation de la végétation. Mais c’est noir. Alors, par souci d’hygiène, j’ai demandé à ce que tout soit nettoyé. C’est important pour le respect des voisins. »
« La commune n’a pas dépensé un centime »
Les fossés ont donc été curés, mais aucun véhicule de la mairie n’a été mobilisé. « C’est un projet privé et ce sont les exploitants qui ont tout nettoyé avec leurs engins. La commune n’a pas dépensé un centime dans tout ça », assure le maire. L’unité est en phase de test et ne devrait produire ses premiers kilowatts qu’au début du mois de septembre. C.L.-B.

Dordogne : ça pue autour du méthaniseur

Ce reportage de France 3 Aquitaine est visible avec une vidéo sur ce lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2014/04/28/dordogne-ca-pue-autour-du-methaniseur-467349.html

Dordogne : ça pue autour du méthaniseur.

Le projet est des plus écologiques, mais une modification du contrat rend le méthaniseur insupportable pour les nez sensibles. L’odeur nauséabonde cantonne le voisinage à demeurer dans leurs habitations, toutes fenêtres fermées. Les édiles adressent un courrier au représentant de l’Etat.

En cause, la serre solaire qui a été ajouté au dispositif de méthanisation. Elle est là pour recevoir les boues d’épuration afin de les sécher par épandage. Elles dégagent des effluves que les riverains ne supportent plus…

Haro sur le méthaniseur et sa serre solaire. C’est plutôt cette dernière partie de l’installation qui attire le courroux de 10 000 personnes incommodées par l’odeur des boues d’épuration, épandues, stockées pour séchage comme la loi l’oblige.

Un procédé écologique qui a mal évolué
Au début, en 2012, il ne s’agissait que de produire du méthane, de le consommer pour produire de la chaleur. Le projet avait reçu l’agrément des élus locaux, le soutien de la population. Une modification du contrat, de l’installation, a créé des nuisances olfactives permanentes. En effet, la société Véolia, maître d’oeuvre de l’installation a modifié le contrat qui le liait avec l’exploitant, à la méthanisation il fallait ajouter le stockage de boues d’épuration. La loi demande le stockage pour séchage pendant plusieurs mois des boues sorties des stations d’épuration avant toute exploitation de la matière. Un site a donc été construit près du lieu de méthanisation, mais cette nouvelle activité, fort écologique, suscite le courroux des habitants. Selon l’orientation des vents, les odeurs se déplacent de part et d’autre du site de Saint Pierre d’Eyraud dans le Bergeracois, les effluves touchent les narines de près de 10 000 personnes.

Les élus critiquent l’évolution du site
Lorsque le projet et le dossier en mairie furent présentés, il ne s’agissait que de méthanisation. Le procédé est maîtrisé, les élus en conséquence ont accepté la source écologique pour produire de la chaleur exploitable pour la production d’énergie. Mais par un grand mystère, le maître d’oeuvre du site a mis en place, une serre solaire pour entreposer des boues d’épuration afin de les faire sécher, ceci pendant plusieurs mois avant de pouvoir les exploiter. Mais pendant plusieurs mois, les boues rejettent des odeurs assez nauséabondes. Conséquence, les habitants ne vivent plus de moments bucoliques dans le jardin à plusieurs kilomètres à la ronde. Pire, il faut fermer les fenêtres pour pouvoir apprécier la qualité de la nourriture dans les assiettes des convives, sinon le goût est perturbé par l’odeur désagréable. En résumé, ça pue !
L’exploitant du site a pris en compte les doléances des riverains, il est prévu de construire un bâtiment pour recevoir ces boues pour un stockage plus confiné. En attendant, les élus ont adressé une missive au préfet afin que celui-ci porte une attention toute particulière sur ce qu’ils subissent et pèse de toute son autorité pour que l’exploitant trouve une solution à la gestion des odeurs.